We sing Gregory
We sing Gregory

Bravo s’est imposé au cours de ces dernières années comme le chef de file des producteurs Roots & Culture dans le courant New Roots en Jamaïque. Il a notamment produit des artistes légendaires comme Gragory Isaacs, Dennis Brown, U Roy, Horace Andy, Cocoa Tea, Winston Jarett, Frankie Paul, et travaillé pour des labels aux Etats-Unis, Japon, Europe… Fervent défenseur des méthodes traditionnelles et du son authentique (enregistrement live, où la riddim section –section rythmique- joue ensemble en studio, avec de véritables instruments plutôt que des boucles, et des bandes analogiques plutôt que Protools et autres logiciels), Bravo conserve un cachet, une patte qui semble perdue depuis longtemps chez ses confrères enclins à l’utilisation parfois abusive de la technologie. Son QG est le studio Leggo, 125 Orange Street à Kingston, qui demeure le dernier des studios historiques du quartier downtown, où se trouvait également les studios Randy’s, Techniques, ainsi que les boutiques de Prince Buster et d’Augustus Pablo ! Si cette méthode semble plus coûteuse (pourquoi employer cinq musiciens plutôt qu’un seul ordinateur) et surtout plus aléatoire (pas d’overdubs ou d’assistance numérique : chaque musicien doit jouer parfaitement sous peine de réenregistrer tout le titre), le résultat final est incomparablement plus chaud, le son plus organique. Pour parvenir à cette fin, il est indispensable de travailler avec des musiciens d’exception. Pour ce disque, Bravo s’est assuré les services des légendaires Roots Radics, probablement les meilleurs musiciens roots – Flabba Holt (basse), Style Scott (batterie), Keith Sterling (claviers) -, ainsi que des artistes accomplis comme Robbie Lynn (claviers), Cat Coore et Chinna Smith (guitares), Sticky (percussions), et Dean Fraser (cuivres). Les Roots Radics sont le groupe historique de Gregory Isaacs, et ont enregistré avec lui Night Nurse et les albums suivants, et joué à travers le monde devant des milliers de fans. Sur We sing Gregory, leur présence assure comme d’habitude des arrangements superbes soutenus par des riddims sans faille. Ce disque est un cadeau à Gregory de la part de ses amis, qui l’accompagnent et reprennent quelques unes de ses plus grandes chansons : ainsi Max Romeo chante ‘Material Man’, Luciano ‘Thieferman’, Horace Andy ‘Night Nurse’. Le légendaire trio vocal Mighty Diamonds reprend Mr Brown, prenant ainsi leur revanche sur l’histoire : n’eut été un malheureux concours de circonstances, ils devaient être présents sur la version originale (1982) aux côtés de Gregory ! Le songwriting de Gregory Isaacs (qui chante ici deux chansons) le place dans la catégorie des meilleurs auteurs, comme en témoignent l’humilité et le respect pour autrui avec lesquelles il traite ses thèmes de prédilection. Le contraste entre les textes actuels (caractérisés par le bling bling et les bitches) et son " Go and tell her you’re sorry, you ain’t too big to apologize now… " est criant. We sing Gregory ne constitue en aucun cas un hommage ou un tribute au Cool Ruler, mais bien une nouvelle preuve de son immense talent : Gregory Isaacs est plus vivant que jamais. Comme il le dit lui-même : "no, can't do a tribute album, tribute fe dead people, me well well live, seen? So you fi include me inna it and nah call it a tribute, seen?"

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1
L'artiste

Disponible en anglais uniquement

We sing Gregory

Bravo s’est imposé au cours de ces dernières années comme le chef de file des producteurs Roots & Culture dans le courant New Roots en Jamaïque. Il a notamment produit des artistes légendaires comme Gragory Isaacs, Dennis Brown, U Roy, Horace Andy, Cocoa Tea, Winston Jarett, Frankie Paul, et travaillé pour des labels aux Etats-Unis, Japon, Europe…

Fervent défenseur des méthodes traditionnelles et du son authentique (enregistrement live, où la riddim section –section rythmique- joue ensemble en studio, avec de véritables instruments plutôt que des boucles, et des bandes analogiques plutôt que Protools et autres logiciels), Bravo conserve un cachet, une patte qui semble perdue depuis longtemps chez ses confrères enclins à l’utilisation parfois abusive de la technologie. Son QG est le studio Leggo, 125 Orange Street à Kingston, qui demeure le dernier des studios historiques du quartier downtown, où se trouvait également les studios Randy’s, Techniques, ainsi que les boutiques de Prince Buster et d’Augustus Pablo !

Si cette méthode semble plus coûteuse (pourquoi employer cinq musiciens plutôt qu’un seul ordinateur) et surtout plus aléatoire (pas d’overdubs ou d’assistance numérique : chaque musicien doit jouer parfaitement sous peine de réenregistrer tout le titre), le résultat final est incomparablement plus chaud, le son plus organique. Pour parvenir à cette fin, il est indispensable de travailler avec des musiciens d’exception. Pour ce disque, Bravo s’est assuré les services des légendaires Roots Radics, probablement les meilleurs musiciens roots – Flabba Holt (basse), Style Scott (batterie), Keith Sterling (claviers) -, ainsi que des artistes accomplis comme Robbie Lynn (claviers), Cat Coore et Chinna Smith (guitares), Sticky (percussions), et Dean Fraser (cuivres).
Les Roots Radics sont le groupe historique de Gregory Isaacs, et ont enregistré avec lui Night Nurse et les albums suivants, et joué à travers le monde devant des milliers de fans.

Sur We sing Gregory, leur présence assure comme d’habitude des arrangements superbes soutenus par des riddims sans faille. Ce disque est un cadeau à Gregory de la part de ses amis, qui l’accompagnent et reprennent quelques unes de ses plus grandes chansons : ainsi Max Romeo chante ‘Material Man’, Luciano ‘Thieferman’, Horace Andy ‘Night Nurse’. Le légendaire trio vocal Mighty Diamonds reprend Mr Brown, prenant ainsi leur revanche sur l’histoire : n’eut été un malheureux concours de circonstances, ils devaient être présents sur la version originale (1982) aux côtés de Gregory !
Le songwriting de Gregory Isaacs (qui chante ici deux chansons) le place dans la catégorie des meilleurs auteurs, comme en témoignent l’humilité et le respect pour autrui avec lesquelles il traite ses thèmes de prédilection. Le contraste entre les textes actuels (caractérisés par le bling bling et les bitches) et son « Go and tell her you’re sorry, you ain’t too big to apologize now… » est criant.

We sing Gregory ne constitue en aucun cas un hommage ou un tribute au Cool Ruler, mais bien une nouvelle preuve de son immense talent : Gregory Isaacs est plus vivant que jamais.
Comme il le dit lui-même :
"no, can't do a tribute album, tribute fe dead people, me well well live, seen? So you fi include me inna it and nah call it a tribute, seen?"

L'album
We sing Gregory
Ref
 NV803811

1
 Thief-a-man…
2
 Number One
3
 Tune In
4
 Material Man…
5
 Wanted
6
 Night nurse…
7
 Private secretary
8
 Mr. Brown
9
 Cool Down The Pace
10
 Front Door
11
 Sad To Know
12
 Permanent Lover
13
 Stranger In Your Town
14
 Not The Way
15
 Objection Overruled…
16
 Thief-a-man
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