Victor Deme
Autres oeuvres
2
Un destin exceptionnel...

Au printemps 2008, Victor Démé atterrit à Roissy-Charles-De-Gaule, aéroport de Paris, en provenance de Ouagadougou. Le chanteur de 47 ans vient de prendre l’avion pour la première fois de sa vie. Il débarque dans la capitale pour donner son premier concert en Europe, à l’Européen justement. Le 20 mai 2008, fort de quarante années d’expérience dans les maquis burkinabès et ivoiriens, il met littéralement le feu à la petite salle de la Place de Clichy. Personne ne se doute alors que ce concert n’est que le début d’une longue série de spectacles à travers la France d’abord, puis sur le vieux continent. Son premier album, un disque produit de façon complètement indépendante avec deux milles euros de budgets seulement, rencontre un succès au-delà de toute espérance: Il est sélectionné parmi les dix albums de l’année dans le fameux mensuel anglais Songlines, puis élu « album de l’année 2008» par les auditeurs de France Inter. Son clip passe au Grand Journal de Canal +, ses chansons culminent en tête des playlists de Radio Nova, France Inter, etc... Alors que sa réputation enfle au fil des mois, Démé et son groupe sont conviés dans les plus prestigieux festivals en France et à l’étranger: Le Printemps de Bourges, Jazz-Sous-Les-Pommiers, le Festival du Bout du Monde, les Suds à Arles, le Womad en Espagne et en Angleterre, Couleur Café et Sfinks en Belgique, le Womex à Copenhague, et bien d’autres. En moins de deux ans, Victor Démé passe du statut de troubadour mésestimé et sans un sou, chantant Marley et Salif Keita dans les petits clubs africains, au rang d’artiste international reconnu de Londres à Paris pour la finesse de ses compositions originales. Ce succès fut pour lui si soudain, si inattendu, si fulgurant, si vertigineux que… Rien. Enfin, presque rien. Certes, avec l’argent que sa musique lui a rapporté, il a pu regrouper sa famille. Il a fait revenir ses filles de Cote d’Ivoire pour les élever lui-même au Burkina. Dans la grande cour familiale de son père, il a installé l’eau courante, ainsi qu’un compteur électrique sur lequel les voisins viennent aussi se brancher. Ce confort moderne n’est pas un détail pour lui et les siens, loin s’en faut. Mais dans le fond, tout cela n’a pas changé le caractère bien trempé du personnage : Après avoir goûté la fine cuisine de quelques restaurants étoilés à Rome ou à Paris, il continue de préférer manger du tô, un plat populaire du Burkina à base de farine de mil. Et lorsqu’il voyage plus de quelques semaines à l’étranger, il ne rêve que de rentrer à Bobo-Dioulasso pour retrouver ses six filles, ses amis, et ses vieux compagnons de route avec il passe ses soirées à jouer de la guitare et à boire du chapalo dans les cabarets du quartier.

Media
Victor Deme
Ref
 ND68542
Code ean
 3298490685426
Découvrez autrement
vos artistes préférés
Ce qu'il fabrique
Empty
Get Flash player
Chargement en cours...