Shostakovich - Symphony n°5
Shostakovich - Symphony n°5

La première de la Cinquième de Chostakovitch en novembre 1937 fut plus
qu’un triomphe prévisible. On raconta que le public sanglotait à l’écoute du
premier mouvement, alors que les dernières mesures furent couvertes par des
applaudissements de joie. Durant plusieurs jours après la première, les hommages
publics et les critiques élogieuses affluèrent. Les réactions spontanées et émotionnelles
à la symphonie peuvent être interprétées comme une réponse générale
à la terreur stalinienne, qui asseyait son pouvoir totalitaire au moyen d’arrestations
de masse et d’exécutions. La composition donna dès lors lieu à de telles
manifestations d’émotion : Chostakovitch avait écrit pour la première fois une
symphonie dans laquelle il se distanciait des burlesques satiriques et des parodies
de musique légère et de galops de ses oeuvres précédentes. Chostakovitch troquait sa griffe typiquement satirique contre une approche plus germanique (entendez:
pseudo-romantique).
Malgré tout le succès, les accusations politiques avaient gravement troublé la
tranquillité d’esprit de Chostakovitch. Le compositeur se rendait bien compte
que l’espace séparant accueil favorable et réprimande politique était devenu très
étroit. « Après avoir remis ma cinquième symphonie, je n’ai rien écrit pendant un
an.» Le succès de la Cinquième n’allégea que temporairement la pression et
le stress pour Chostakovitch : dès sa symphonie suivante, les esthètes soviétiques
avaient à nouveau aiguisé leur jugement. Ce n’est donc pas un hasard si l’oeuvre
de Chostakovitch n’est devenue qu’après la chute de l’Union soviétique et la
liquidation d’une politique musicale totalitaire, le symbole de l’artiste résistant
à l’étouffement. « Je n’ai pas besoin de paroles audacieuses sur la musique », ditil
à la fin de sa vie. « Nous avons besoin de musique audacieuse. Audacieuse
dans le sens d’éprise de vérité. Une musique dans laquelle le compositeur exprime
ses pensées d’une manière éprise de vérité et le fait de façon à ce que le plus
grand nombre possible d’honnêtes citoyens de son propre pays et d’autres pays
reconnaisse et accepte sa musique.» Il est clair que Chostakovitch entendait par
«épris de vérité» tout autre chose que le « réalisme soviétique » qu’il était censé
écrire…
Tom Janssens

Autres oeuvres
1
Philharmonie Royale de Flandre

En tant qu’orchestre symphonique moderne
présentant une grande souplesse artistique,
la Philharmonie Royale de Flandre est à même
d’interpréter différents styles musicaux
– du classique au contemporain – avec une fidélité
historique omniprésente. Assumant le rôle
de chef principal, Jaap van Zweden assure
la qualité du répertoire très diversifié
de l’orchestre. Fort de son expérience,
notamment en tant que violon solo
de l’Orchestre Royal du Concertgebouw,
il contribue au caractère unique
de la Philharmonie Royale de Flandre.
À ce titre, il travaille en étroite collaboration
avec son chef attitré Philippe Herreweghe,
spécialisé pour sa part dans le répertoire
(pré)romantique.
Par le biais de ses propres séries de concerts
organisées dans de grandes salles, la Philharmonie
Royale de Flandre a acquis une place unique
dans l’univers musical de la Flandre.
L’Orchestre a par ailleurs été invité à l’étranger,
dans des maisons prestigieuses comme
le Musikverein et le Konzerthaus de Vienne,
le Festspielhaus de Salzbourg,
le Concertgebouw d’Amsterdam,
le Suntory Hall et le Bunka Kaikan Hall
de Tokyo, le Théâtre des Champs-Élysées
de Paris, la Philharmonie de Cologne
et de Munich, le Alte Oper de Francfort,
le Palais des Arts de Budapest et le Grand
Théâtre national de Chine à Pékin.
Les tournées de concerts à travers l’Europe
et au Japon sont une constante de son agenda.
Plusieurs enregistrements de l’Orchestre
ont été récompensés par la presse spécialisée,
comme les enregistrements récents
des symphonies de Beethoven,
sous la direction de Philippe Herreweghe.
www.royalflemishphilharmonic.be

Jaap van Zweden, chef principal

Après une brillante carrière de seize ans
comme soliste et violon solo de l’Orchestre royal
du Concertgebouw, Jaap van Zweden commence
à diriger en 1995. Depuis, il n’a cessé de répondre
aux invitations d’ensembles de prestige tels que
l’Orchestre national de France, la Philharmonie
de Munich, l’Orchestre philharmonique
de Londres, l’Orchestre du Mozarteum
de Salzbourg, l’Orchestre de Birmingham,
l’Orchestre philharmonique de Rotterdam,
l’Orchestre symphonique national du Danemark,
l’Academy of St. Martin-in-the-Fields, l’Orchestre
philharmonique de Tokyo, l’Orchestre
philharmonique de Saint-Pétersbourg
et l’Orchestre royal du Concertgebouw.
De 1996 à 2000, Jaap van Zweden dirige
l’Orchestre symphonique des Pays-Bas.
En septembre 2000, il passe chef du Residentie
Orkest, avec lequel il effectue plusieurs tournées
en Europe, en Amérique du Sud et au Japon.
Au début de la saison 2005-2006,
Jaap van Zweden est nommé chef d’orchestre
et directeur artistique de l’Orchestre
philharmonique de la radio néerlandaise.
Ses récents enregistrements des symphonies
de Bruckner avec cet orchestre sous le label
Octavia ont été accueillis de manière élogieuse.
Parallèlement aux concerts, Jaap van Zweden
dirige aussi des opéras, dont Fidelio de Beethoven
et La traviata de Verdi au Nationale Reisopera
et Madame Butterfly de Puccini à l’Opéra
des Pays-Bas. En version concertante,
il dirige Vanessa de Barber, Cavalleria rusticana
de Mascagni, Paillasse de Leoncavallo, Lohengrin
de Wagner et Don Quichotte de Massenet.
Récemment, Jaap van Zweden a été nommé
chef de l’Orchestre symphonique de Dallas.
Dès la saison 2008-2009, il est nommé
chef d’orchestre de la Philharmonie Royale
de Flandre (Royal Flemish Philharmonic).

L'album
Shostakovich - Symphony n°5
Ref
 AM171
Durée totale
 47'

1
 Moderato | Symphonie…
3
 Largo | Symphonie n°…
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