
C’est donc sans maison de disques et seul à la production que Jude s’attelle à son nouvel album Sarah. Le résultat est éloquent, dédié à un grand amour aujourd’hui perdu, Sarah est sûrement le meilleur album de Jude à ce jour. On y retrouve tout au long de ces 9 nouvelles chansons, tout ce qui fait qu’on aime Jude : des textes ciselés et poétiques comme ce refrain de Madonna (aucun lien avec la chanteuse) qui ouvre l’album "You are Madonna, you’re Lady divine, you are part of Mother Theresa and a Valentine, some man’s paria hand slippery slope, but to me you are the fire and i fly to my hope ", des harmonies sublimes et des arrangements discrets qui enveloppent comme un écrin le petit monde de Jude. De Perfect Plank et You and me, deux merveilles pop-folk qui nous renvoient directement à No One is Really Beautifull, à Crescent Heights qui n’est pas sans évoquer les Doors en passant par " Your Love is Everything " et sa rythmique funky, Jude nous fait simplement apprécier l’étendu de son savoir faire. Et si l’album se termine par les plus sombres Black Superman et Isn’t it over on a juste envie que ce ne soit pas fini.
Ceux qui ont eu la chance de découvrir Jude avec No One Is Really Beautifull sorti en 1998 sont tombés d’accord, si le mot songwriter n’existait pas déjà il aurait été inventé pour Jude. De son vrai nom Michael Jude Cristodal, Jude naît au Massachusetts. Fils d’un musicien professionnel, il étudie la philosophie en Caroline du Sud avant de s’installer à Los Angeles où il enchaîne les petits boulots avant de sortir en 1997 son tout premier album 430N. Harper Ave. sur un petit label indépendant. Ce premier disque retient rapidement l’attention de nombreux labels parmi lesquels Maverick, le label de Madonna, qui s’empresse de le signer et avec lequel il enregistre en 1998 No One Is Really Beautifull, l’album qui le fera connaître en France. Les critiques sont unanimes devant l’immense talent de ce nouveau songwriter qui à la façon d’un artisan sait mieux que tout autre écrire des « petites » chansons en apparence toutes simples et immédiates qui délivrent au fur et à mesure des écoutes une profondeur et une intemporalité inégalables. Et si Jude déclare « Je me considère avant tout comme un auteur compositeur » cela ne doit pas nous faire oublier sa voix cristalline à l’étendue tout simplement ahurissante. Toujours très autobiographiques et écrits à la manière d’un écrivain, les textes de Jude sont profondément empreints de références littéraires ainsi le titre de No One Is Really Beautifull est une citation de Charles Bukowski qu’il appelle d’ailleurs familièrement « Charlie » dans une de ses chansons.
Trois ans plus tard, il sort toujours sur Maverick, le jour des attentats du 11 septembre, King of Yesterday, un album produit par Mickey Petralia (Beck, Eels) et Matthew Wilder (No Doubt, Cristina Aguilera). L’album très produit ne rencontrera pas le succès escompté par Maverick qui remercie Jude.
C’est donc sans maison de disques et seul à la production que Jude s’attelle à son nouvel album Sarah. Le résultat est éloquent, dédié à un grand amour aujourd’hui perdu, Sarah est sûrement le meilleur album de Jude à ce jour. On y retrouve tout au long de ces 9 nouvelles chansons, tout ce qui fait qu’on aime Jude : des textes ciselés et poétiques comme ce refrain de Madonna (aucun lien avec la chanteuse) qui ouvre l’album «You are Madonna, you’re Lady divine, you are part of Mother Theresa and a Valentine, some man’s paria hand slippery slope, but to me you are the fire and i fly to my hope », des harmonies sublimes et des arrangements discrets qui enveloppent comme un écrin le petit monde de Jude. De Perfect Plank et You and me, deux merveilles pop-folk qui nous renvoient directement à No One is Really Beautifull, à Crescent Heights qui n’est pas sans évoquer les Doors en passant par « Your Love is Everything » et sa rythmique funky, Jude nous fait simplement apprécier l’étendu de son savoir faire. Et si l’album se termine par les plus sombres Black Superman et Isn’t it over on a juste envie que ce ne soit pas fini.

