
La photo qui servit de symbole à toute la guerre d'Espagne, celle de ce républicain fauché par une balle fasciste, qui s'écroule en laissant choir son arme, serait en fait une simple mise en scène : son auteur, qui parvint au faite de la gloire grâce à elle, s'appelait Robert Capa.
Symbole d’une génération de journalistes et de photographes, il incarne l’esprit d’aventure. Capa a traversé tous les grands évènements du siècle. Histoire des guerres, migration des peuples, phénomènes de mode, vie artistique, évolutions sociologiques. Une vie romanesque, un photographe mythique et une mort tragique… Et pourtant, à ce jour, aucun film ne raconte Robert Capa.
Capa construit sa légende à travers de multiples mensonges et il a voulu se racheter en s’approchant au plus prés de la vérité et du danger toute sa vie.
Ce documentaire, consacré à ce photographe mythique, a pour ambition première de dévoiler le vrai visage de celui qui, toute sa vie durant, voulut devenir le reporter de guerre qu'on avait cru qu'il était à la parution de cette photo.
Il raconte l'histoire d'un homme qui, après avoir trompé le public, s'acharnera à se racheter, en risquant sa vie sur tous les théâtres des opérations militaires à travers le monde (depuis les plages du D-Day, jusqu'à la jungle indochinoise). En envisageant le parcours d'un « damné », dont la véritable biographie a longtemps été tenue secrète par sa famille comme par ses proches collaborateurs, le film se propose d'être, par la même occasion, une fresque passionnante de la première moitié du XXe siècle vue par un de ses observateurs les plus privilégiés.
L’histoire d’un des plus grands photographes au monde
De la guerre d’Espagne où il devient reporter-photographe à l’Indochine où la mort le rattrape, l’itinéraire de Robert Capa retracé à travers un superbe montage de films d’époque qui désacralise le mythe.
Le 26 mai 1954, Robert Capa meurt déchiqueté par une mine, au Sud de Hanoï. Depuis 1936, il court d’un champ de bataille à l’autre. Sa légende, c’est sa compagne Gerda Taro qui l’a façonnée pour mieux vendre ses clichés, transformant André Friedmann, juif hongrois exilé à Paris, en Robert Capa, authentique dandy américain. D’abord photographe captant l’atmosphère des rues et des usines, Capa se transforme en reporter de guerre lors de son premier reportage, en Espagne en 1936. Il en rapporte une photo culte, celle d’un Républicain "à l’instant précis où sa tête est atteinte par une balle". Ce cliché, controversé dès sa publication dans "Life" (Capa est fortement soupçonné de l’avoir mise en scène), marque le début d’une grande carrière au cours de laquelle il ne cessera de "danser avec la mort". Jusqu’à ce que celle-ci le rattrape.
Robert Capa s’est forgé une légende grâce à une photo qui deviendra culte et ornera la chambre de bon nombre de jeunes en quête d’aventures révolutionnaires.
Pour faire ce film, Patrick Jeudy n’a pas eu le droit d’utiliser les photos de Robert Capa, mais il usa d’artifices en se servant d’images d’archives, et par un très bon montage, il nous fait voir la réalité du photographe.
A travers de nombreuses archives photographiques et filmiques, Patrick Jeudy a réalisé des portraits de femmes qui ont marqué le XXème siècle, telles Jackie Kennedy, Grace Kelly et Marilyn Monroe.
Ces films, construits comme des romans, nous plongent dans l’intimité de chacune d’entre elle et nous donnent à découvrir une personnalité touchante, méconnue du grand public.

