Live it out
Live it out

" Electro, pop et rock se bousculent sur des chansons bien ficelées et accrocheuses " 20 Minutes " Metric va balayer les Radio 4 et leurs ersatz, tous embarqués sur de fausses pistes et, surtout rappeler que Blondie c’était vachement mieux il y a 25 ans. Metric est le seul Blondie recommandable de 2005… Un Phénomène " Rocksound "Ce disque est furieusement tendance parce qu’il en crée une innovante plutôt que d’en recycler d’autres, il est charmeur parce que naturel et spontané, riche et varié, il est nécessaire parce qu’il donne un autre sens au rock " Rock One "Un disque certes très fashion victim en apparence, mais dont l’efficacité, l’intelligence et la remarquable cohérence lui confèrent un caractère intemporel.. Metric a déjà bien des longueurs d’avance " Rolling Stone A propos de leur 2 ème album : " Nous ne savions pas du tout si ça allait fonctionner " dit Emily. " Le studio était isolé d’expédients, de bâche de tissu et de bonne volonté, nous n’étions absolument pas sûr que ça allait bien sonner. Nous avons enregistré tout au long de l’hiver avec le chauffage, il faisait tellement chaud que tout le monde était torse nu puis en été il faisait incroyablement chaud. Nous sommes vraiment passé par toutes les saisons, ce qui est une excellente raison pour avoir enregistré l’album au Canada. Je sens que ces ambiances se reflètent bien dans le disque." On le sent dans l’étonnante introduction de six minutes " Empty ", que Jimmy et Emily dirigent comme une nouvelle voie pour le groupe, une voie qui les emmène au-delà du formalisme new wave de " Old World Underground ". Emily déclare " Jimmy avait écrit la partie de guitare et j’avais écrit les paroles sur le grand divan rouge dans le salon de Kevin Drew (de Broken Social Scene). Je mettais en lumière tous les changements qui étaient arrivé dans chacune de nos vies, c’était l’endroit où ça devait commencer. Comme beaucoup de morceaux du nouvel album, " Empty " porte indubitablement l’empreinte de " Goo ", chef d’œuvre de Sonic Youth paru en 1990 (Metric a récemment rencontré leurs prédécesseurs du courant indie au festival Art Rock à Saint Brieuc dont la programmation était assurée par Olivier Assayas) et éclaire les développements les plus intrigants de " Live It Out " : jeu de guitare de plus en plus ébranlé pour Jimmy, chant plein d’entrain pour Emily (une minute fantomatique, qui électrifie la prochaine) et la rythmique intuitive de Josh et Joule. La chanson fermente dans une atmosphère de tension rampante qui finit par exploser sans crier gare pour se dissoudre dans l’éther – en annonçant un Metric nouveau, plus intrépide. Emily cite volontiers un autre nom, influence moins évidente. " Je pensais beaucoup à Pink Floyd lors de l’enregistrement de ce disque " révèle-t-elle. Que les fans se rassurent, " Live it Out " ne contient pas de space-rock jams de 20 minutes pour autant ; toutefois, le matelas de paroles en français susurrées par Emily à travers les brumes disco de " Poster of a Girl " trahit une dette envers les conversations subliminales qui baignent " Dark Side of the Moon ". (Et ce n’est pas un hasard si, comme Pink Floyd ou Sonic Youth, Metric est un groupe bourré d’idéaux underground qui se font progressivement absorber par le grand public.) Les chansons fétiches des tournées que sont " Monster Hospital ", " Patriarch on a Vespa " et " Handshakes " font plus distinctement écho à " Old World Underground " et son punk rock fanfaron, bien que, dans leur livraison, elles soient encore plus sauvages, avec le chant d’Emily tellement vivace qu’il laisse des traces de morsures sur le visage. Mais une chose remarquable se produit dans l’odyssée qui mène de l’ouverture de l’album – "When there’s no way out / The only way out is to give in" (" quand il n’y a pas d’issue, la seule issue est de céder " — aux chœurs triomphants de la chanson titre : le cynisme s’est changé en célébration, le désespoir en joie. Emily donne les explications. " C’est ni plus ni moins cette idée : "Ne t’affole pas ". Tout ce qui t’arrive n’est rien d’autre que ta vie en train d’être vécue. Il semble que nous soyons parfois effrayés par certains événements ou certains faits. Mais si on parvient à prendre un minimum de distance, ça devient une incroyable aventure, quelle que soit la façon dont tournent les choses. "

Autres oeuvres
2
L'artiste

Le premier album de Metric « Old World Underground, Where are you now ? », sorti en 2003 au Canada était un état des lieux à la fois de démission et de résurrection: Quand l’underground que vous voyiez très romantique dans le passé est devenu une sorte de rébellion préfabriquée, saisissez une pelle et commencez à creuser votre propre underground sanctuarisé. Mais passez suffisamment de temps en bas, hors de la vue du monde, et vous commencerez à sentir la nécessité de remonter prendre l’air. Et quand les membres de Metric ont fait cela, juste après une année de tournées incessantes, ils ont été confrontés à une vue étrangement belle : une foule de personnes qui les regardait chaleureusement. Les fashion victimes et les consuméristes dont ils se moquaient dans des chansons comme « Dead Disco », « Combat Baby » ou encore « The List » chantaient avec eux. Et ils se sentaient bien.

C’est une chose assez drôle dans la bataille incessante entre la pop et l’art – les frontières n’en finissent pas de changer. Et pour les Metric, Emily Haines (chant, synthés), Jimmy Shaw (guitare), Josh Winstead (basse) et Joules Scott-Key (batterie), la chose la plus excitante est de pouvoir jouer des deux côtés. En 2004 & 2005 Metric était partout, de MTV aux grosses radios en passant par le cinéma d’auteur français (le groupe a joué son propre rôle en concert dans le film « Clean » d’Olivier Assayas) ; selon les nuits vous pouviez trouver Emily jouer de sombres pièces de piano dans les églises ou se jeter dans le public au Mod Club Theatre de Toronto où le groupe à joué quatre soirs de suite à guichet fermé en janvier 2005. C’est un groupe qui apprécie de faire de la musique aussi bien pour un public marginal que pour le grand public.

« J’étais effrayé par le nombre de gens, l’idée que notre audience grandissait et que nous allions devenir un groupe adulé par les lycéens » admet Emily. « Mais de plus en plus, je sens que ces jugements sur ce type de public et leurs goûts musicaux sonnent faux. Il y en a beaucoup qui aimeraient écouter Feist le matin et Death From Above le vendredi soir. Les gens n’aiment pas la musique selon un style.»

Après avoir passé une grande partie des deux dernières années en compagnie d’étrangers à travers l’Amérique du Nord, l’Europe et le Japon, Metric est revenu au confort de ses amis et de sa famille. Depuis que Jimmy et Emily ont réalisé leur première collaboration il y a 7 ans, la liste de leurs villes d’adoption est devenue aussi connue que leur répertoire (Pour ceux qui suivent : Toronto, Montreal, Londres, Brooklyn, à nouveau Toronto et finalement Los Angeles pour l’enregistrement de Old World Underground). Mais à la fin de 2004, Metric a réalisé que tout ce qu’ils cherchaient, ils pouvaient le trouver dans leur ville d’origine, Toronto : une source de support moral (notamment de la part de leurs amis d’enfance de Broken Social Scene et Stars), une communauté culturelle inspirante et évidemment... des loyers accessibles.

Ce dernier facteur a particulièrement favorisé la création du deuxième album du groupe, « Live It Out ». Coup de chance, le loft un peu cheap que le groupe habitait dans l’east end lors de leur dernier séjour à Toronto (en 2001-02) était de nouveau libre quand Emily et Jimmy sont revenus à Toronto à l’automne 2004. (Joules et Josh sont tous les deux restés à Oakland mais leur ont fait de nombreuses visites). Situé au deuxième étage d’une banque, l’espace était composé d’une série de bureaux interconnectés dont James a vu qu’ils pouvaient être reconvertis en home studio où le groupe pourrait régulièrement trouver et assembler de nouvelles idées sans avoir la pression de l’horloge – et sans l’interférence d’un producteur extérieur.

« J’étais un peu effrayé » raconte Jimmy. « J’ai senti que je m’étais un peu avancé. Vous allez voir la maison de disque et dites « Vous devez me laisser le faire tout seul, j’ai besoin de faire tout moi-même et tout le monde doit me faire confiance » et ils répondent « OK ! » Et vous vous dites alors « Oh merde, qu’est ce que j’ai été dire ? » C’est vraiment terrifiant, je suis simplement heureux de m’en être sorti. »

old world underground...

En janvier 2003, Metric met la touche finale à « Old World Underground, Where Are You Now ? » réalisé en seulement quelques semaines. « Nous avons mis ce disque en boîte en un mois, et nous avons tout joué live » déclare Emily. « Quand on juge son travail avec un peu de recul, on en fait toujours toute une histoire ; pour notre part nous pensons que cette attitude revient à passer à côté de l’essentiel, faire une musique qui nous ressemble ». Les textes écrits par Emily sont à la fois pleins d’esprit et politisés (elle était à New York le 11 septembre), des contes caustiques sur l’ennui urbain au XXIè siècle.

Comme tout ce qu'a fait Metric auparavant, "Old World Underground..." est moins un résumé d'influences que d'expériences. La question titre de l'album s'adresse à de vieux amis, dans une nouvelle ville où les images de la guerre ressemblent juste à un autre reality-show forcé ("Succexxy"), où les classes sociales sont séparées par un tapis rouge ("The List") et où les stars du rock, portées aux nues par les magazines branchés, ne font que retracer l'histoire en pensant explorer de nouveaux domaines ("Dead Disco"). "Je trouve cela étrange que tant de nouveaux groupes soient déjà modelés par le passé, dit Emily. On vit vraiment une ère de recyclage, tout est tellement rétro. On devrait recycler plus de plastique et moins de culture".

Pour en savoir plus
Clips & Lives
2
  • Monster hospital
    Dead Disco
2 items
L'album
Live it out
Ref
 NV806211

1
 Empty
2
 Glass ceiling
3
 Handshakes
4
 Too little too late
5
 Poster of a girl
6
 Monster hospital
7
 Patriarch on a vespa
8
 The police and the private
9
 Ending start
10
 Live it out
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