
- Un manuscrit du temps des Templiers retrouvé à Jerusalem, enregistré ici pour la première fois. - Des découvertes musicales majeures, Une musique envoûtante et mystérieuse. C’est en 1118 qu’est créé un ordre de chevalerie destiné à protéger Jérusalem et les pèlerins, de plus en plus nombreux, qui affluaient vers les lieux saints. Il réunit neuf chevaliers et prend le nom de son lieu de résidence : l’ordre du Temple de Salomon, ou Templiers. Les Templiers connaîtront deux siècles d’une riche histoire qui s’achève dans les flammes des bûchers, où sont brûlés pour hérésie les derniers " moines-soldats " - une histoire tissée de Paris à Jérusalem par les batailles et la prière, la puissance et la déchéance, la gloire et le secret ; une histoire qui s’ouvrira sur bien des légendes (parfois toujours tenaces) autour du Graal ou d’un célèbre trésor caché. Indéniablement, les Templiers restent aujourd’hui ancrés dans la culture populaire comme le symbole d’un certain moyen-âge et continuent d’attiser les passions. Passionnante, l’histoire de ce disque l’est aussi : au XIXème siècle, à l’époque où renaît une certaine fascination pour la chevalerie, un noble français acquiert un document du XIIème siècle provenant de la Basilique du Saint-Sépulcre de Jérusalem, l’église des Templiers. Le Manuscrit est conservé au Château de Chantilly. Il s’agit en fait d’un document exceptionnel tant du point de vue de l’histoire des Templiers que de l’histoire musicale, puisque, chose très rare, toutes les subtilités vocales du chant y sont indiquées, révélant une musique sonnant parfois comme taillée dans le roc. Il y transparaît toute la foi des Templiers qui, par leurs chants, cherchaient à exalter la majesté divine. Ce disque est le tout premier enregistrement du Manuscrit.
Fondé par Marcel Pérès en 1982, l’Ensemble Organum a abordé la plupart des répertoires européens qui marquèrent l’évolution de la musique
depuis le VIe siècle. Les nombreux concerts et spectacles présentés en Europe, en Amérique du Sud et du Nord, en Afrique et au Proche-Orient,
l’enregistrement d’une trentaine de disques et de fréquentes participation à des émissions de radio et de télévision ont amené l’ensemble Organum a jouer un rôle décisif dans la renaissance des musiques médiévales en révélant la grande diversité des sources de la musique européenne.
Fondé à l’Abbaye de Sénanque puis en résidence à la Fondation Royaumont de 1984 à 2000 – où Marcel Pérès crée le CERIMM (Centre européen de recherche sur les musiques médiévales),l’ensemble
Organum transfère ses activités en 2001 à l’ancienne abbaye de Moissac pour créer une nouvelle structure de recherche, le CIRMA (Centre itinérant de recherche sur les musiques anciennes), destinée à développer la recherche et la pratique des musiques anciennes en relation avec les traditions vivantes. Au-delà du simple plaisir acoustique, les programmes
de recherche, concrétisés par les concerts, sont pensés dans une perspective transdisciplinaire afin d’élargir les champs d’investigation et
de faire de la musique l’outil privilégié d’une réflexion sur l’histoire des mentalités. L’ensemble
Organum invite à une autre approche du passé en fondant la relation à la mémoire et au patrimoine au coeur d’une réflexion sur les véritables enjeux économiques et sociaux du monde contemporain.
L’ensemble Organum et le CIRMA sont soutenus par la Mairie de Moissac, la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC), le Conseil
Régional Midi-Pyrénées et le Conseil Général du Tarn-et-Garonne.

