La Musique de Paris Dernière 7
La Musique de Paris Dernière 7

Cet été, Béatrice Ardisson a invité les internautes à créer le volume 7 de sa collection de CD « La Musique de Paris Dernière ». Depuis le début de cette collection, les aficionados envoient régulièrement des reprises sur CD ou par e-mail. Au fil des albums, ces titres ont illustré l’émission culte de Paris Première ou ont rejoint les CD. Une étape supplémentaire a été franchie avec le volume 7 puisque les internautes ont déposé les reprises qu’ils ont enregistrées avec leur groupe, sur un site créé spécialement pour l’occasion. A partir des titres reçus, Béatrice Ardisson a composé le programme de ce 7ème opus. Et comme toujours, les illustrations sont de Florence Deygas et les textes rock-érudit sont d’Yves Bigot…
 

Soirée de lancement au Divan du Monde le 9 Décembre

Autres oeuvres
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Béatrice Ardisson

"Elle n’est pas sans rappeler le personnage de Scarlett O’Hara et a la fine beauté d’Audrey Hepburn. Elle habite à la campagne avec ses enfants, ses parents, ses chiens, ses chats et ses chevaux. Elle est venue là, envers et contre tout, parce qu’elle voulait éduquer ses enfants dans la nature et dans le calme. Tout était à refaire, à construire. La nuit, le jardin était obscur. Son époux, restant à Paris pendant la semaine, lui avait proposé de lui acheter des dobermans pour garder la maison. Mais elle a préféré des oies.

Elle dit que ce sont deux années, de quatorze à seize ans, passées au pensionnat de la Légion d’Honneur qui lui ont forgé le caractère. Piano, sport, études. À moins qu’elle n’ait hérité, de cette ancêtre argentine dont le portrait est au grenier et de ce grand-père militaire, cette force si particulière dont on ne voit que le velours.

Elle dit qu’à la campagne on sent le passage des saisons et celui de la mort. Au printemps, en automne, les feuilles tombent et la cloche de l’église sonne plus souvent, qui scande les départs. Elle a refusé le quotidien de Paris pour ne garder, de la ville, que les lumières de la nuit. À seize ans, elle quitte le pensionnat des Loges pour intégrer un lycée à Paris et se voue à la fête, comme on glisse la nuit dans une mer chaude. Les Bains-Douches, le Palace, Privilège, Tango. En cours, elle dort souvent sur son pupitre. Mais cette voie-là, pourtant, ne sera pas néfaste. Un soir, avec des amis, faisant à pied le chemin qui conduisait des Bains Douches au Palace ou de Privilège au Tango, elle vit s’arrêter une voiture à son niveau. Un jeune homme qui s’appelait Thierry Ardisson l’invitait à boire un verre.

Comment la définir ? Une créatrice d’univers, d’ambiances. Branchée sur les reprises de chansons très connues. Voix graciles, glacées. Couleurs pastel, fauteuils en skaï et tables en formica. Années soixante. Aéroports, bars et cocktails.



Chez Naïve, elle a créé des collections : Paris dernière et Mania. Elle a conçu et réalisé l’univers musical du Crillon, du Kong, du Fouquet’s, de Louis Vuitton. Toujours en déclinant le même concept : des reprises de standards qu’elle glane au fil d’internet, dans les bacs des disquaires ou grâce à son réseau de copains, amies et cousines. Ainsi reliée aux quatre coins de la planète, elle œuvre sans répit de son petit domaine normand. Il faut dire qu’elle a le don de créer des familles. Des collections et des familles.

En fait, c’est une collectionneuse. Avant de décliner sa jolie manie en collections de disques, eux-mêmes, collections de reprises, elle a collectionné les expressions comprenant des noms d’animaux. ‘ Il fait un froid de canard et il pleut comme vache qui pisse’. Et de deux. Tout le monde s’y est mis, ses parents, ses enfants, ses voisins, ses cousins, ses cousines. Elle en a fait un livre qui s’appelle déjà Animots et qui, pour l’heure, attend sagement d’être illustré. Encore faut-il que les reprises décalées des grands standards du monde entier, ses chats, son cheval et ses trois chiens, Belle, Superchien et MP3, lui en laissent le temps.

Quand je lui demande quel est son secret, si pour construire elle s’est appuyée sur une philosophie particulière. Elle me répond, sans hésiter, que tout cela qui l’accapare, tout en étant indispensable, n’a au fond aucune importance. Cela viendrait à faire défaut que personne n’en mourrait. L’essentiel est ailleurs, ici, avec ses enfants."

Yasmine Khlat

La Musique de Paris Dernière

 « Paris Dernière », émission phare de la chaîne du cable Paris Première, a inventé la psycho TV : on ne regarde plus un animateur à la télé, on voit ce qu’il voit. A émission différente, il fallait une musique autre. Pour clipper les traversées de Paris en accéléré numérique qui rythment les rencontres, interviews ou bavardages, Béatrice Ardisson a choisi d’utiliser sa collection de reprises décalées des plus grands tubes. Il n’y a en effet aucune raison pour que les bonnes mélodies ne servent qu’une fois ! Encore faut-il que leurs reprises apportent une véritable ré-interprétation dans le rythme, le chant, l’arrangement, bref le style… Ce travail d’illustration sonore sur Paris Dernière existe maintenant sur 3 CD ! Les livrets sont écrits par le plus érudit des rock-critics, Yves Bigot, et les illustrations sont de la plus tendance des graphistes, Florence Deygas. 

Thierry Ardisson

Pour en savoir plus
Clips & Lives
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  • Bowie mania 1/2
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Multimedia
1
  • Paris Dernière 7
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L'album
La Musique de Paris Dernière 7
Code ean
 3298490916100
Ref
 NS91610

1
 "Beggin" - Tidusko
2
 "Toxic" - Janreji
3
 "Frankly Mr Shankly" - Oslo Swan
4
 "Everybody's Got To Learn Sometimes" - Fred Lafage
5
 "Hallelujah" - Astrazz
6
 "Beat It" - Zorg
7
 "Ring Of Fire" - Waxx
8
 "Clint Eastwood" - Naosol & The Waxx Blend
9
 "Relax (Take it Easy)" - Lili Ster
10
 "The Sound Of Silence" - Mr Lobster
11
 "Chase The Devil" - Cocoon
12
 "A Little Less conversation" - Kings Off Cash
13
 "Sitting on the Dock of the Bay" - Ruacutane
14
 "Umbrella" - PV Nova
15
 "With or Without You" - Rock'n'Girls
16
 Morceau Caché
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