
Johann Sebastian BACH 1685-1750 Tempo di Borrea from Partita I BWV 1002 Sarabande from Suite for baroque lute BWV 1012 Adagio from Sonata I BWV 1001 Prélude from Partita III BWV 1006 John DOWLAND 1563-1626 Frogg Galliard / Lachrimae Pavin Charles MOUTON 1626 - after 1699 La Mallassis. Sarabande Sylvius Leopold WEISS 1686-1750 Prélude in D minor / Courante in D minor Gaspar SANZ ca.1640-1710 Marizápalos / La Tarantela Alonso MUDARRA c.1510-1580 Romanesca o Guardame las vacas Luys de NARVAEZ ca.1500-1558 Veynte y dos diferencias sobre Conde claros Bernhard Joachim HAGEN c.1720-1787 Largo from Concerto in A major for lute, 2 violins, alto and cello Giovanni G. KAPSPERGER ca.1580-1651 Toccata 6 / Gagliarda Pierre ATTAINGNANT ca.1494-1551/52 printer Pavane et Sauterelle / Bransle de Poictou Fransisco GUERAU 1649-1722 Canarios Le Vieux GAULTIER 1575-1651 La Cascade Jacques De GALLOT ca.1625 – ca.1690 Sarabande ‘la sans Pareille’ Hopkinson Smith lute " Le son d’un instrument est comme une fenêtre ouverte sur l’âme du musicien. Le son, bien entendu, n’est rien moins qu’un produit, mais un spectre d’émotions, avec une infinie variété de couleur, d’intensité et de geste, chaque instrument venant éveiller de façon unique les sensations de l’auditeur. Et de tous les instruments, ce sont les cordes pincées – leur intimité, la musique qu’elle porte – que la Renaissance et la période baroque ont plus particulièrement révéré. Car dans leur intimité réside leur force. La grande délicatesse de leur langage fait du silence un élément musical à part entière. Sa permanence ancre la musique dans des humeurs méditatives, qu’elle soit légère (voire malicieuse ou frivole), accablée de mélodies boursouflées par la mélancolie, et même où qu’elle se situe dans cet espace d’infinies nuances. Ce champ esthétique était très prisé dans le passé et le luth comme la guitare ont connu un épanouissement extraordinaire avec l’éclosion d’un répertoire d’une grande expressivité tout au long des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Cette anthologie traverse le temps – par des allers-retours entre baroque et Renaissance et parce que les divers enregistrements des pièces choisies s’étalent sur plus de vingt ans. Chaque pièce représente un moment : un moment pendant lequel clarté, inspiration et émotion devraient trouver une voix commune au travers de laquelle la beauté et l’intensité de l’expression laissent la musique se déployer devant nous. "
Né à New York en 1946, Hopkinson Smith obtient en 1972 son diplôme de Harvard avec mention en musique. L’année suivante, il vient en Europe pour suivre les cours d’Emilio Pujol en Calalogne et d’Eugène Dombois en Suisse. Il prend part ensuite à de nombreuses activités dans le domaine de la musique de chambre, parmi lesquelles la création de l’Ensemble Hespèrion XX. Depuis le milieu des années quatre-vingts, il se consacre presque exclusivement au répertoire d’instruments anciens à cordes pincées, et réalise pour Astrée une série d’enregistrements couronnés par des récompenses diverses : musique espagnole pour vihuela et guitare baroque, musique française pour luth de la Renaissance et de l’époque baroque, musique italienne du début du 17ème siècle et musique allemande du premier baroque. L’enregistrement de ses transcriptions pour luth des sonates et partitas pour violon seul de Bach, paru en 2000, a été accueilli avec enthousiasme par la presse du monde entier. Le magazine Gramophone l’a salué comme « le meilleur enregistrement de ces œuvres sur quelque instrument que ce soit ». Plus récemment, son enregistrement sur un luth Renaissance d’œuvres publiées par Pierre Attaignant a reçu un Diapason d’Or, et a été qualifié de « superbe » par Le Monde. Il a donné des concerts et des « master classes » à travers l’Europe de l’Est et de l’Ouest, l’Amérique du Nord et du Sud, le Japon, combinant parfois le style de vie d’un ermite avec celui d’un gitan. Il enseigne à la Schola Cantorum Basiliensis.

