Haydn, deLirium
Haydn, deLirium

À la direction de l’Ensemble Baroque de Limoges depuis 1991, Christophe Coin effectue des travaux de recherche, d’édition, de diffusion et d’enregistrement de manuscrits inédits (Viento es la dicha de amor de José de Nebra ; les Concertos pour viole de gambe de Graun ; le Sépulcre La Vita nella Morte de Draghi ; et en 2006, les Concertos pour lira organizzata de Haydn). L’EBL organise, en Limousin, des colloques internationaux sur les techniques de jeu (viole de gambe, trompette naturelle et cor de chasse, chabrette et cornemuse, et le pianoforte français vers 1812). L’EBL est un résident permanent du domaine de La Borie-en-Limousin, labellisé Centre Culturel de Rencontre en 2003. l’EBL est l’invité régulier des grands rendez-vous européens : Salzburg, Leipzig, Innsbruck, Londres, Madrid, Berlin, Paris, Lisbonne, Nantes, etc. L’EBL obtient du Ministère de la Culture, en 2000, le label de " laboratoire de recherche appliquée ". Il travaille à ce titre, par convention, avec le Musée de la Musique/Cité de la Musique (Paris) et le Centre de Musique Baroque de Versailles. En 2005, création du label discographique LABORIE (classique et jazz). Depuis 1984, mille concerts en France et en Limousin, deux cents à l’étranger, vingt-deux saisons à Limoges, cinq cents abonnés, dix-sept CD, et des partenariats en développement constant (diffusion, sensibilisation, formation et recherche). Les concertos et notturnos qu’Haydn a composés pour la lira organizzata n’avaient jamais été entendus sur leur instrumentarium d’origine et pour cause, aucun instrument n’était en état de jeu. L’Ensemble Baroque de Limoges a donc reconstruit 2 lyres organisées pour retourner aux sources de ces oeuvres parmi les plus belles d’Haydn. Robbins Landon écrivait en 1996 " Dans la mesure où aucun exemplaire de lyre organisée ne nous est parvenu et où personne ne saurait en jouer de nos jours, toutes les spéculations sur le timbre probable de la lira organizzata sont quelque peu oiseuses..." Le voile est levé !

Autres oeuvres
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Christophe Coin

Il est violoncelliste de formation, on le sait. Quartettiste, aussi, chef d’orchestre et pédagogue. Mais avant tout, il est musicien. C’est-à-dire qu’il ne lui est pas possible de jouer sans ressentir, ni de ressentir sans vouloir comprendre. Cette exigence transforme une vie d’artiste. Ses études l’ont mené vers le grand répertoire, mais en musicien complet, il a voulu aussi interpréter les créations de notre temps, et savoir comment pratiquer les musiques plus anciennes, celles du XVIIIe siècle, voire du XVIIe. Ou plutôt, en fin de compte, comment doit se jouer toute musique, chaque compositeur – chaque œuvre, même - au-delà de toute querelle d’école. Interroger en profondeur les partitions, les éditions, les traités, l’histoire de la musique, les textes fondateurs, bien sûr. Mais cela ne suffit pas encore. Il fallait passer par un travail de recherche sur les instruments, leur facture, leur mode de jeu, leur évolution. Et c’est là que l’expérience et la sensibilité de l’interprète prennent toute leur importance. Christophe Coin l’a bien compris, dont la démarche concilie la technique instrumentale avec l’étude des méthodes et l’organologie, pas tant pour elles-mêmes que pour la mise en application, par l’intuition et une longue pratique, de ce que nul traité, nulle partition ne sauront jamais transmettre. Jusqu’à retrouver la logique interne du discours musical du compositeur, la nécessité de sa pensée. D’où l’évidente obligation d’amplifier cette démarche personnelle, exemplaire, de l’étendre à l’échelle du quatuor, puis de l’ensemble instrumental, et jusqu’à l’intervention des voix. Violoncelliste, gambiste ? Sans doute, mais aussi chercheur et animateur. Baroque ? Certes, mais romantique, évidemment, et parfaitement moderne, aussi. Habité par une fièvre de l’approfondissement, de l’intelligence du sonore qui se fait contagieuse. Pour retrouver les œuvres dans l’élan de leur nouveauté, dans la fraîcheur de leur jaillissement. Et dans les risques d’une interprétation toujours nouvelle, unique et non recommençable.

Encore fallait-il que d’autres musiciens adhèrent à cette démarche artistique de l’ordre de l’humain et du spirituel. L’Ensemble Baroque de Limoges ne pouvait se façonner en un jour. Pour que les artistes cooptés deviennent, précisément, un « ensemble », par la mystérieuse alchimie d’un patient travail de groupe. Tous partageant une même exigence, et chacun apportant le fruit de ses connaissances, de sa réflexion, de son expérience. De son vécu. Fondus au sein d’un organisme vivant, respirant d’un seul souffle, agissant d’un seul geste, capables de ces réflexes collectifs que donne une longue recherche en commun et une totale identité de pensée. Où l’ensemble n’est riche que par ce que chaque individualité ne cesse de lui offrir.

Gilles Cantagrel

Pour en savoir plus
L'album
Haydn, deLirium

1
 Concerto n°1 en ut majeur (Allegro con spirito)
2
 Concerto n°1 en ut m…
3
 Concerto n°1 en ut majeur (Finale: Allegro con brio)
4
 Divertimento en la (Adagio)
5
 Divertimento en la (Allegro)
6
 Divertimento en la (Finale: Allegretto)
7
 Notturno n°8 en sol majeur (Largo, Allegro (version de Londres))
8
 Notturno n°8 en sol majeur (Adagio)
9
 Notturno n°8 en sol majeur (Finale: Vivace assai)
10
 Divertimento en sol (Moderato)
11
 Divertimento en sol …
12
 Divertimento en sol (Presto)
13
 Notturno n°3 en ut (Allegro moderato)
14
 Notturno n°3 en ut (Andante (Version de Naples))
15
 Notturno n°3 en ut (…
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