
L'année 2009 commémore le 250e anniversaire de la disparition d’Haendel. A cette occasion, l’un des premiers hommages sera rendu par trois interprètes de tout premier plan dont la carrière est intimement liée au compositeur baroque : la soprano Sandrine Piau, la contralto Sara Mingardo et le chef d’orchestre Rinaldo Alessandrini.
« Faisons-nous plaisir ! » fut le mot d’ordre lancé par ces trois complices. Avant d’envisager la composition du concert, la sélection et la mise en ordre des airs, les deux chanteuses avaient, avant tout, l’envie de chanter ensemble sous la direction de Rinaldo Alessandrini.
Duos passionnés chantant l’amour ou la mort, plainte d’un amant malheureux ou serments d'amour éternel : les quarante-deux opéras de Haendel offrent une palette infinie d’états d’âme transcendés dans des airs souvent devenus célèbres. Une célébrité qui n'exclut pas l'originalité, ce que revendique Rinaldo Alessandrini : « Nous avons pris soin d’éviter les airs les plus connus et d’entretenir les contrastes de l'un à l’autre. »
Sandrine Piau vient d’être nommée aux Victoires de la Musique Classique dans la catégorie : « Artiste Lyrique de l’année 2008 ».
Révélée au public par la musique baroque aux côtés de William Christie, Philippe Herreweghe, Christophe Rousset, Emmanuelle Haïm, Sigiswald Kuijken, Gustav Leonhardt, René Jacobs et Nikolaus Harnoncourt, Sandrine Piau affiche aujourd’hui un large répertoire reflété par une abondante discographie et confirme sa place d’exception parmi la nouvelle génération de chanteurs français. Sur la scène lyrique, elle alterne rôles baroques, classiques et romantiques dans L’incoronazione di Poppea (Monteverdi), Serse, Tamerlano, Arianna, Giulio Cesare (Haendel), Die Zauberflöte, Die Entführung aus dem Serail, Mitridate, La clemenza di Tito, Don Giovanni (Mozart), Der Freischütz (Weber), Béatrice et Benedict (Berlioz), Falstaff (Verdi), Werther (Massenet), A Midsummer Night’s Dream (Britten), La Grande-Duchesse de Gérolstein (Offenbach), L’Amour des trois oranges (Prokofiev), Pelléas et Mélisande (Debussy).
Au concert, elle se produit dans L’Enfant et les sortilèges (Myung-Whun Chung), La Création (Daniel Harding), Jeanne d’Arc au bûcher (Kurt Masur/Philharmonie de Berlin), Le Songe d’une nuit d’été (Philippe Herreweghe, CD), Elias de Mendelssohn (Michel Corboz / Teatro Colón), la Messe en ut (Ivor Bolton / Festival de Salzbourg), Le Martyre de saint Sébastien de Debussy (Eliahu Inbal / Berlin). À noter ses débuts new-yorkais au Lincoln Center avec le Freiburger Barockorchester. En récital, elle a pour partenaires les pianistes Corine Durous, Alexandre Tharaud, Christian Ivaldi, Georges Pludermacher, Myung-Whun Chung et Jos van Immerseel, avec lequel elle enregistre des mélodies de Debussy (Prix Ravel aux Orphées). Après un rêve fait suite à Évocation et témoigne de sa relation privilégiée avec Susan Manoff, avec laquelle elle se produit régulièrement (Carnegie Hall, Wigmore Hall…).
Sa discographie en récital pour Naïve comprend également des airs d’opéras de Mozart avec le Freiburger Barockorchester (Prix Charles Cros), un disque Opera seria de Haendel avec Christophe Rousset et Les Talens Lyriques (Stanley Sadie Handel Recording Prize
2005), des duos de Haendel avec Sara Mingardo et Rinaldo Alessandrini (Disque du mois de Gramophone), Vivaldi/In furore, Laudate pueri et Haendel/Between Heaven and Earth avec l’Accademia Bizantina (Midem Classical Award).
Sandrine Piau a été faite Chevalier de l’Ordre des Arts et Lettres en 2006. Elle a été sacrée Artiste lyrique de l’année par les Victoires de la musique classique 2009.
SANDRINE PIAU est ARTISTE LYRIQUE DE L’ANNEE aux VICTOIRES DE LA MUSIQUE CLASSIQUE.
La soprano Sandrine Piau a reçu la récompense d’artiste lyrique de l’année aux Victoires de la Musique Classique 2009. Elle succède à Rolando Villazon, Philippe Jaroussky et Natalie Dessay.

