
" Ces musiciens nous dévoilent l’univers d’une véritable orfèvrerie musicale. " Jacques Merlet, producteur à France Musique " On ne sait ce que l'on doit louer le plus : la beauté des timbres vocaux, la transparence, la légèreté, la vivacité, les nuances qui font que, pas un instant, l'attention ne se relâche. " Le Soir de Bruxelles Le manuscrit Peu de manuscrits de l’Ars Nova italienne ont fait l’objet de plus d’attention (et suscité plus de polémiques) que le Codex Faenza – polémiques stylistiques, mais surtout organologiques et interprétatives ; il est donc étonnant de constater à ce jour l’absence d’une étude complète, codicologique, philologique et historique de la source manuscrite. Et l’absence, également, d’un enregistrement intégral. Constitué de quatre-vingt dix-huit folios de parchemin répartis en dix fascicules irréguliers, le Codex Faenza fut préparé de manière cohérente dans un même scriptorium, mais manipulé par la suite par quatre copistes, avant (ou pendant) sa compilation – probablement élaborée dans le Centre-Nord de l’Italie, dans les années 1400-1420 Le répertoire Sous la direction imaginative de Pedro Memelsdorff, l’ensemble Mala Punica se consacre aujourd’hui au Codex Faenza. Conservé à la bibliothèque municipale de Faenza, ce codex est un manuscrit du début du quinzième siècle consacré à des transcriptions pour clavier de compositions vocales sacrées ou profanes datant essentiellement de l’Ars Nova, à la fin du Moyen-Âge. Peu de manuscrits de l’Ars Nova italienne ont fait l’objet de plus d’attention (et suscité plus de polémiques) que le Codex Faenza – polémiques stylistiques, mais surtout organologiques et interprétatives ; il est donc étonnant de constater à ce jour l’absence d’une étude complète cette source manuscrite. Et l’absence, également, d’un enregistrement intégral. Constitué de quatre-vingt dix-huit folios de parchemin répartis en dix fascicules irréguliers, le Codex Faenza fut préparé de manière cohérente dans un même scriptorium, mais manipulé par la suite par quatre copistes, avant (ou pendant) sa compilation – probablement élaborée dans le Centre-Nord de l’Italie, dans les années 1400-1420. Le répertoire rassemblé par les quatre copistes anciens comprend cinquante diminutions instrumentales en tablature. Interprété ici en version chantée accompagnée par un clavier et un petit ensemble d’instruments, ce codex donne une image fascinante de la richesse des ornements, ou diminutions, dont les compositeurs nourrissaient leur musique.
Mala Punica – les grenades – est un ensemble vocal et instrumental consacré au répertoire qui a été appelé « l’avant-garde du Moyen Âge européen » : du langage essentiel des grandes maîtres toscans du Trecento à l’exubérance du légendaire Ars subtilior. Fondé en 1987 et dirigé par Pedro Memelsdorff, Mala Punica combine l’érudition et la recherche musicologique avec d’audacieux moyens d’expression musicaux : chant et jeux solistiques et virtuoses, riches diminutions et improvisations contrapuntiques, poésie et théâtralité. La formation complète de l’ensemble peut aller jusqu’à douze voix et huit instruments, dont des cloches, orgues, harpes, vielles, flûtes et luth... Mala Punica est régulièrement invité par les festivals les plus importants en Europe et en Amérique du Nord et du Sud.
Pedro Memelsdorff, flûte à bec et direction
Né à Buenos Aires en 1959, flûtiste, directeur et chercheur Ars Noviste, Pedro Memelsdorff a commencé sa collaboration avec l’ensemble Hesperion XX de Jordi Savall en 1980, puis en 1982 en duo avec le claveciniste Andreas Staier. Avec Hesperion XX et Andreas Staier, mais surtout avec son ensemble Mala Punica, il parcourt en tant que concertiste la plupart des pays européens, Israël, le Japon et l’Amérique du Nord et du Sud.

