Desmarest Vénus & Adonis
Desmarest Vénus & Adonis

Tragédie lyrique en cinq actes et un prologue (1697) Livret de Jean-Baptiste Rousseau s’inspirant des Métamorphoses d’Ovide Création le 17 mars 1697 à l’Académie royale de musique de Paris Édition scientifique réalisée par Jean Duron, éditée par le Centre de musique baroque de Versailles Recréation mondiale à l’Opéra national de Lorraine du 28 avril au 6 mai 2006, dans une mise en scène de Ludovic Lagarde Karine Deshayes, mezzo-soprano Vénus Sébastien Droy, ténor Adonis Anna-Maria Panzarella, soprano Cidippe Henk Neven, baryton Mars Ingrid Perruche, soprano Bellone Jean Teitgen, basse La Jalousie Les Talens Lyriques Choeur de l’Opéra national de Lorraine, Christophe Rousset, direction " Le sujet des amours de Vénus et d’Adonis va bien à Desmarest, tant il lui permet d’exprimer ses qualités. Le musicien excellait dans le tendre, le contrepoint savant, le grand geste lyrique. Il avait retenu les leçons des oeuvres qu’il avait chantées, jeune page de la Chapelle du roi, celles de Lully, de Lambert, de Du Mont et de l’abbé Robert ; plus tard, il connut et admira Charpentier. C’était un artiste sensible qui réussissait tout particulièrement dans le pathétique, dans le portrait comme dans la peinture des affects, ce qui donne beaucoup de profondeur à ses personnages d’opéra: dans Vénus & Adonis notamment, qui est, à mon avis, la plus aboutie de ses tragédies lyriques, les quatre grands rôles ont fait l’objet d’un travail minutieux, détaillant avec une finesse rare les multiples facettes de l’âme, les changements, les hésitations, les contradictions, les forces et les faiblesses, les beautés et les bassesses de chacun des protagonistes. Ce théâtre de Desmarest gagne en force par la grande habileté du musicien à peindre les sentiments de l’homme, sans cesse en mouvements, fugitifs, contradictoires, mais à peindre dans une gamme de passions étonnamment large. " Jean DURON, président du Centre de Musique Baroque de Versailles

Autres oeuvres
11
Biographie

L’ensemble de musique instrumentale et vocale Les Talens Lyriques a été créé en 1991. En choisissant ce nom, sous-titre d’un opéra de Rameau (Les Fêtes d’Hébé, 1739), Christophe Rousset témoigne de son attrait pour le répertoire du XVIIIe siècle, sans pour autant délaisser les compositeurs du siècle précédent. Le répertoire des Talens Lyriques s’étend de Monteverdi (Le Couronnement de Poppée) à Haendel (Scipione, Riccardo Primo, Rinaldo, Admeto, Giulio Cesare, Serse, Tamerlano, Alcina) en passant par Lully (Persée, Roland), Cimarosa (Il mercato di Malmantile, Il matrimonio segreto), Traetta (Antigona, Ippolito ed Aricia), Jommelli (Armida abbandonata), Martín y Soler (La capricciosa corretta) et Mozart (Mitridate).
La création des Talens Lyriques représente l’aboutissement d’une passion pour l’art lyrique.
Claveciniste, Christophe Rousset insistait déjà sur la nécessité de “traiter l’instrument comme la voix”. D’autre part, l’approche scénique est pour lui indissociable de l’interprétation musicale, ce qu’il a pu exprimer avec des metteurs en scène tels que Jean-Marie Villégier, Philippe Lénaël, Jean-Claude Berutti, Pierre Audi, Jean-Pierre Vincent, Lindsay Kemp, Marco Arturo Marelli, Éric Vigner et Jérôme Deschamps.
Parallèlement à l’opéra sont explorées d’autres formes musicales de la même époque – motet (Dumont, Daniélis), madrigal (livre VIII de Monteverdi), cantate (Clérambault, Brossard, Montéclair) et airs de cour français (Dumont, Lambert, de La Barre). Pour redonner vie à ces oeuvres, Christophe Rousset s’entoure de chanteurs et instrumentistes appartenant pour la plupart à la jeune génération du baroque, collaboration régulière qui est aussi l’occasion d’un
travail nécessaire sur le style spécifique aux musiques sacrées ou profanes de cette période. C’est ainsi tout un pan du patrimoine musical français et italien que Christophe Rousset s’attache à illustrer avec son ensemble le long de l’axe Paris-Naples qui a traversé tout le XVIIIe siècle européen.
Les Talens Lyriques enregistrent pour les labels Decca, Virgin Classics, Naïve et Ambroisie. Ils ont réalisé la bande son du film Farinelli il castrato (1994). Les Talens Lyriques sont soutenus par le ministère de la Culture et de la Communication. Ils reçoivent le soutien de la Ville de Paris et de la Fondation Annenberg. L’ensemble est membre de la FEVIS (Fédération des ensembles vocaux et instrumentaux spécialisés). Il a obtenu une Victoire de la musique
classique en 2001.

Christophe Rousset
Dès l’âge de 13 ans, Christophe Rousset décide d’assouvir son goût pour la découverte du passé par le biais de la musique en étudiant le clavecin, ce qui le mène à La Schola Cantorum de Paris (Huguette Dreyfus), puis au Conservatoire royal de La Haye (Bob van Asperen). À 22 ans, il remporte le Premier Prix et le Prix du public du septième Concours de clavecin de Bruges (1983). À Aix-en-Provence, sa ville natale, il développe son amour de la scène et de l’opéra en assistant aux répétitions du Festival d’art lyrique. Remarqué comme claveciniste, il débute sa carrière de chef avec Les Arts Florissants puis Il Seminario Musicale, ce qui l’amène à fonder son propre ensemble, Les Talens Lyriques (1991).
Invité à diriger dans les festivals spécialisés du monde entier, il participe à de nombreux enregistrements, dont celui de la bande son de Farinelli (1994). En quelques saisons, Christophe Rousset impose son image de jeune chef doué, soliste et chambriste toujours au plus haut niveau, pédagogue permanent et infatigable. Travailleur méticuleux, amoureux de la
voix et de l’opéra, Christophe Rousset est aussi un chercheur, inlassable découvreur de partitions inédites : Antigona de Traetta, La capricciosa corretta de Martín y Soler, Armida abbandonata de Jommelli. Son projet : explorer l’Europe musicale des XVIIe et XVIIIe siècles, éclairer sans relâche toutes les formes qui ont contribué à l’histoire de la musique avant Rossini, et enfin, une façon très personnelle de “servir” la musique.
Ses intégrales des oeuvres pour clavecin de F. Couperin, Rameau, D’Anglebert et Forqueray,
ses régulières incursions dans J.S. Bach sont des références. À la tête des Talens Lyriques, il compte de grands succès discographiques : le Stabat Mater de Pergolèse, Mitridate de Mozart,
les ouvertures de Rameau, Persée et Roland de Lully, La grotta di trofonio de Salieri…
Christophe Rousset est Officier des Arts et Lettres et Chevalier dans l’Ordre national du Mérite. Il enseigne le clavecin à l’Accademia musicale Chigiana de Sienne.

Pour en savoir plus
L'album
Desmarest Vénus & Adonis
Ref
 AM127

1
 Ouverture 2’04
2
 I-1 [Cidippe] Lieux écartez
3
 I-2 Vénus vient honorer
4
 I-2 Charmante indifférence
5
 I-3 De nos transports
6
 I-3 Tout rit
7
 I-3 C’est en vain
8
 I-3 Jeunes coeurs
9
 I-3 Premier Passe-pied
10
 I-3 Second Passe-pied pour les hautbois
11
 I-3 Chantons, célébrons les appas
12
 I-4 Vous qui reconnoissez
13
 I-5 Adonis est comblé
14
 I-5 Il te souvient
15
 I-6 Qu’ay-je entendu ?
16
 I-6 Reprise du Premier Passe-pied
17
 II-1 Hommages importuns
18
 II-2 Je vous voy seul
19
 II-2 Aimons à jamais
20
 II-3 Prens part, chère Cidippe
21
 II-4 Ay-je assez éprouvé
22
 II-5 Ta voix a réveillé mes transports
23
 II-5 Ministres de mes barbaries
24
 II-5 Quittons le séjour des enfers
25
 II-5 Premier Air pour la Suite de la Jal
26
 II-5 Quel plaisir de répandre
27
 III-1 Quelle pompe nouvelle
28
 III-2 Je ne puis rien comprendre
29
 III-2 Si je puis avérer
30
 III-3 Premier Air
31
 III-3 Sarabande Heureux amans
32
 III-3 Tendres prix des âmes constantes
33
 III-3 Connois le prix
34
 III-3 Non ce n’est point
35
 III-3 Mars paroît
36
 III-4 Où sont-ils ces objets
37
 III-4 Ne tardons plus
38
 III-4 Mon âme n’est asservie
39
 III-5 Goûtons un repos plein d’attraits
40
 III-6 Arreste, dieu crédule
41
 III-6 Courons, courons
42
 III-6 Reprise du Premier Air
43
 IV-1 D’une aveugle fureur
44
 IV-1 Par cet éloignement
45
 IV-2 Funeste et rigoureuse absence
46
 IV-3 C’est tarder trop long-temps
47
 IV-3 C’est peu d’une seule victime
48
 IV-4 C’en est fait
49
 IV-4 Venez, implacable Bellone
50
 IV-5 Par mes empressemens
51
 IV-5 Servons d’un dieu vengeur
52
 IV-6 Premier Air pour la Suite de Bellon
53
 IV-6 Second Air pour la Suite de Bellone
54
 IV-6 Vangeons-nous de l’amour fatal
55
 IV-6 Reprise du Second Air pour la Suite
56
 V-1 Enfin je vais bien-tost
57
 V-1 Prenez pitié
58
 V-1 Que ces gémissements
59
 V-1 Qu’il est doux
60
 V-2 Ciel ! quel effroyable ravage !
61
 V-2 Non, non, rien ne peut m’attendrir
62
 V-3 Ah prince
63
 V-3 Tout s’unit, tout conspire
64
 V-3 Quand les honneurs du diadême
65
 V-4 Il me fuit
66
 V-4 Passacaille Adonis a dompté
67
 V-5 Adonis a dompté
68
 V-5 Passacaille
69
 V-6 Qu’un triste éloignement
70
 V-7 Orgueilleuse divinité
71
 V-8 Il est mort !
72
 V-8 Que toute la terre gémisse
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