
Par quel miracle le mendiant Kikolo suinte-t-il du miel après sa mort ? Comment la dépouille de la Comorienne D’jamma s’est-elle volatilisée après avoir séduit l'ambulancier Grosventre ? Quelle malédiction pèse sur Doris et son frère ? La mort rôde dans ces onze nouvelles énigmatiques, subtilement dérangeantes, et frappe… Elle frappe les corps mais aussi les esprits, convoquant légendes et mythes de l’imaginaire mauricien, tels ces daïnes, personnages fantastiques mi-femmes mi-sorcières qui se nourrissent de l’âme des hommes esseulés qu’elles séduisent… Impeccablement construites, ces " chroniques " à la chute toujours inattendue rappellent les meilleures nouvelles de la littérature contemporaine, celles des Américains John Cheever et Raymond Carver, et renouent avec la tension fantastique des symbolistes du XIXe siècle. " Ces nouvelles sont de véritables bijoux [d’]imagination foisonnante et inventive [...] L’art de Rughoonundun est d’avoir su condenser en fables efficaces, à la manière d’un Edgar Allan Poe qui, lui aussi, était passé de la poésie aux nouvelles, ces dilemmes réels des sociétés (multiculturelles) en devenir. " Tirthankar Chanda, RFI
Mauricien d’origine indienne (sa famille est venue de l’État du Bihar au XIXe siècle), issu d’un milieu modeste, Vinod Rughoonundun a été enseignant et journaliste avant de se consacrer pleinement à l’écriture. Il compte parmi les plus puissantes voix de la poésie mauricienne. Il vit aujourd’hui à Paris.

