WEATHER SYSTEMS
Autres oeuvres
3
L'artiste

Musicien atypique au parcours sinueux et souvent imprévisible, Andrew Bird ne s'est jamais laissé enfermer dans la moindre catégorie musicale. Au fil de ses quatre premiers albums (dont trois ont été enregistrés avec son groupe Bowl Of Fire), l'homme s'est à peu près autant distingué par sa versatilité artistique que par la qualité féroce de chacun de ses enregistrements. Aperçu aussi bien sur les terrains de la musique expérimentale, de l'ambient, que sur celui du pur revival pop psychédélique (façon Beatles), ce violoniste de formation aime brasser les influences (Ravel, Xenakis, Charley Patton ou la Carter Family, en passant par les rythmes latins et le groove Ethiopien) afin d'exploiter au mieux les potentialités de son instrument fétiche. Au sujet de sa musique, il aime dire que son idée est de créer "des chansons pop de trois minutes trente portant la marque d'un univers non pop".
Originaire de Chicago, l'homme vit lui-même dans un brassage musical permanent qui l'a, notamment, amené à traîner son violon sur les albums d'un bon nombre d'artistes locaux, parmi lesquels Neko Case, The Autumn Defense (le groupe de John Stiratt de Wilco) et la Handsome Family. Après avoir opéré un surprenant virage pop avec The Swimming Hour, son album de 2001, Andrew Bird a connu son premier succès avec Weather Systems, un disque sobre et raffiné produit par Mark Nevers, membre de Lambchop et producteur du Master & Everyone de Bonnie 'Prince' Billy. Avec cet opus, l'ancien leader de Bowl Of Fire s'avançait sur un terrain pop précieux évoquant parfois l'élégance un brin surannée des premiers albums solo de Colin Blunstone et le dandysme légèrement cintré d'un Stephin Merritt (The Magnetic Fields). Transpercé d'instrumentaux magiques et venus d'un autre temps, ce disque dégageait souvent une grâce intemporelle des plus saisissantes. Cette magie, on a notamment pu la retrouver au cours des nombreux concerts qu’il a donnés, depuis, à travers l’Europe et les Etats-Unis,
en compagnie de My Morning Jacket, de Magnetic Fields, de Lambchop ou de Great Lake Swimmers. Maître siffleur réglant ses boucles électro entre deux orteils et maniant avec autant de brio le violon pizzicato, que la guitare et le glockenspiel, Andrew Bird a ainsi fait léviter plus d’une audience avec ces sets de haute volée que le magazine anglais Mojo décrivait ainsi : « Bird est extraordinaire sur scène. Cette voix qui vous hante rappelle parfois Jeff Buckley, créant un poignant mais inclassable mélange de pop, de folk introspectif, de classique et de jazz. »
Sur son sixième album, le très énigmatiquement nommé Andrew Bird & The Mysterious
Productions Of Eggs, Andrew Bird élargit sa palette et amplifie toutes les tendances musicales de
Weather Systems. Enregistré entre Chicago, Los Angeles et le home studio que Bird a installé dans sa ferme du nord de l’Illinois, ce disque a été produit par David Boucher (Aimée Mann, Paul
Westerberg, Randy Newman, Lisa Loeb) et enregistré avec les fidèles Kevin O’Donnell (batterie), Nora O’Connor (harmonies), ainsi que, pour un titre, par Pat Sansone de Wilco. Comme l’annonçait déjà le single “Sovay” sorti en janvier 2005, Andrew Bird a désormais atteint la pleine maîtrise de son art de prestidigitateur mélodique et affiche ici une forme et une inventivité qui ne devraient pas manquer de faire succomber les plus sceptiques.
Avec des perles pop aussi fantastiques que “Fake Palyndromes”, “A Nervous Tic Motion Of
The Head To The Left” ou “Banking On A Myth”, ce soliste flamboyant bascule ici clairement dans une dimension supérieure à tout ce qu’il a connu auparavant. Nul doute que beaucoup devraient vouloir plonger avec lui… Quelque part en Asie, 2005 doit être l’année de l’Oiseau.

Andrew Bird & The Mysterious Production Of Eggs

Toujours perché sur les hauteurs d’une pop incroyablement raffinée, intelligente et jouant sur la même corde sensible que les plus beaux disques de Rufus Wainwright, Jeff Buckley ou The Magnetic Fields, Andrew Bird sort à présent ce qui s’annonce clairement comme le meilleur disque de sa carrière. Bien plus riche et plus ambitieux que le
(finalement) très minimaliste Weather Systems, Andrew Bird & The Mysterious Production Of Eggs est un disque qui amplifie et pousse plus loin tout ce qui avait été amorcé sur son prédécesseur. Ici, entre de pures merveilles comme “Banking On A Myth”, “A Nervous Tic Motion Of The Head To The Left” et le tempo plus enlevé d’un titre comme “Fake Palyndromes”, ce sixième album est un festival d’inventivité et d’élégance mélodique
qui s’annonce déjà comme l’un des temps forts de l’année 2005.

Pour en savoir plus
Media
WEATHER SYSTEMS
Ref
 FR21022
Code ean
 3298490210222
Découvrez autrement
vos artistes préférés
Ce qu'il fabrique
Empty
Get Flash player
Chargement en cours...