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Naïve maison d'artistes

Schoenberg

Accentus - Schoenberg

classic album - 15/02/2005

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  1. 1.  Friede auf Erden opus 13
  2. 2.  Farben opus 16 n°3
  3. 3.  Drei Volksliedsätze (Schein Uns, du Liebe Sonne)
  4. 4.  Drei Volksliedsätze (Es Gingen Zwei Gespielen gut)
  5. 5.  Drei Volksliedsätze (Herzlieblich Lieb, durch Scheiden)
  6. 6.  Friede auf Erden opus 13 (a cappella)
  7. 7.  Kammersymphonie opus 9
  8. 8.  Verbundenheit opus 35 n°6
  9. 9.  Dreimal tausend Jahre opus 50A
  10. 10.  De profundis opus 50B

Au milieu d'un corpus important abordant tous les genres, l'oeuvre pour choeur incarne tout au long de la carrière d'Arnold Schoenberg l'instrument privilégié de sa foi. Le répertoire choral apparaît à des moments-clés de la carrière du compositeur, ceux de la maturation d'un langage, tour à tour tonal puis dodécaphonique : ainsi Friede auf Erden (Paix sur la Terre) fut-il composé au terme de la période exaltante de l'émancipation de la dissonance. Terminé le 9 mars 1907 et tout d'abord considéré comme trop complexe à exécuter, ce premier opus a cappella dut attendre sa création jusqu'en décembre 1911 à Vienne, dans une version avec choeur et accompagnement orchestral, atténuant les difficultés d'intonation. L'ironie du sort fit que "l'inexécutable" pièce originelle a cappella put devenir réalité quelques années plus tard grâce à Webern et à son choeur ouvrier (amateur !) Freie Typographia. Ce sont ici les deux versions qui sont données par Laurence Equilbey et Accentus, rejoints par l'Ensemble Intercontemporain. Autre découverte de ce programme, une transcription - pratique fréquente de la Seconde Ecole de Vienne - de la troisième des Cinq Pièces pour orchestre opus 16, par un compositeur contemporain, Franck Krawczyk* (né en 1969). Il signe cet arrangement pour choeur a cappella, Farben (Couleurs), dont il a magnifiquement conservé la trame harmonique originale dans le lancinement alternant entre deux choeurs. À la place des quelques ponctuations instrumentales, une étonnante enveloppe de timbres tour à tour inspiratoires et expiratoires octroie aux harmonies du choeur un "grain" irréel qui éclaire cette pièce d'une lumière quasi métaphysique. La Première Symphonie de chambre, oeuvre magistrale en un mouvement unique de 20 minutes, pour 15 instrumentistes (5 cordes, 8 vents, 2 cuivres) et composée quelques mois avant Friede auf Erden complète ce programme. Elle est interprétée par l'Ensemble Intercontemporain, dirigé par Jonathan Nott. Ce parcours s'achève sur le De Profundis opus 50 b (1950), la dernière oeuvre de Schönberg et, sans conteste, une des plus fortes qu'il ait écrites. Le choix du texte original du Psaume 130 en hébreu y est particulièrement saisissant dans l'expression de la supplication et de la ferveur.