Hopkinson Smith
Bach : Suites nos 4, 5, 6
Classique - 26/02/2013 - ISBN E8938 - ref E8938
- 1. Suite no.4 en si bémol majeur bwv 1010 : Prélude
- 2. Suite no.4 en si bémol majeur bwv 1010 : Allemande
- 3. Suite no.4 en si bémol majeur bwv 1010 : Courante
- 4. Suite no.4 en si bémol majeur bwv 1010 : Sarabande
- 5. Suite no.4 en si bémol majeur bwv 1010 : Bourrées I & II
- 6. Suite no.4 en si bémol majeur bwv 1010 : Gigue
- 7. Suite no.5 en en ré majeur bwv 1010 : Prélude
- 8. Suite no.5 en en ré majeur bwv 1010 : Allemande
- 9. Suite no.5 en en ré majeur bwv 1010 : Courante
- 10. Suite no.5 en en ré majeur bwv 1010 : Sarabande
- 11. Suite no.5 en en ré majeur bwv 1010 : Gavottes I & II
- 12. Suite no.5 en en ré majeur bwv 1010 : Gigue
- 13. Suite no.6 en sol mineur bwv 995 : Prélude
- 14. Suite no.6 en sol mineur bwv 995 : Allemande
- 15. Suite no.6 en sol mineur bwv 995 : Courante
- 16. Suite no.6 en sol mineur bwv 995 : Sarabande
- 17. Suite no.6 en sol mineur bwv 995 : Gavottes I & II
- 18. Suite no.6 en sol mineur bwv 995 : Gigue
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Les transcriptions n’ont pas bonne presse. Et si, pour la séduction passagère d’un public épris de nouveauté, elles occupent aujourd’hui une place grandissante dans nos programmes, elles n’en sont pas moins violemment condamnées par une foule de mélomanes au nom du respect dû à l’oeuvre, au nom de la vérité historique.
Comme jadis à la traduction s’attache à elles l’idée de trahison. Aussi la plus belle de ces « infidèles » ne saurait-elle trouver grâce aux oreilles de ces sévères gardiens de la pureté originelle. Or, c’est là méconnaître le rôle fondateur de la transcription dans l’évolution de l’art instrumental qui, inspiré des oeuvres vocales, s’est longtemps nourri de leurs règles savantes pour s’en libérer progressivement au gré d’une virtuosité enfin conquise. Certes, il semblera paradoxal, en une époque aussi pointilleuse que la nôtre en matière d’authenticité musicale, qu’un tel exercice puisse encore tenter l’organiste, le claveciniste, le luthiste. Mais à y regarder de plus près, ne s’agit-il pas alors d’une conséquence logique de sa fréquentation intime d’un compositeur dont il est, par-delà les siècles, devenu un peu le contemporain ? C’est une manière de jeu intellectuel que d’imaginer comment un maître du passé aurait écrit pour eux. C’est aussi un défi que relèvent quelques rares interprètes lorsque, réalisant ce rêve, ils espèrent avec ferveur que ce maître n’aurait pas désavoué leur entreprise – plus encore : que celui-ci aurait aimé se reconnaître dans le cadre nouveau qu’ils lui présentent.


