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Naïve maison d'artistes

Tomorrow's World

Tomorrow's World

electro

Exauçant leur souhait de sortir de leur ville respective (Paris et Londres) et de leur espace-temps, Jean-Benoît Dunckel et Lou Hayter se fondent dans TOMORROW’S WORLD, projet darkwave en recherche d'envoûtement.

« Parce qu’on est un homme et une femme, un style est né lorsqu’on a commencé à faire de la musique ensemble, et qui n’a rien à voir avec Air, quelque chose d’un peu hardcore quelque part » précise Jean-Benoît, qui depuis août 2010, a trouvé en la Britannique Lou Hayter une voix, une image mais aussi une collaboratrice. Il travaille également sur son projet solo, DARKEL, et elle, qui s’est d’abord illustrée dans NEW YOUNG PONY CLUB, groupe qu'elle a quitté depuis, l'a séduite par sa voix dans son projet THE NEW SINS. C’est grâce à un ami commun, Alex Thomas (batteur de scène de Air), qu’ils se rencontrent. Ils se donnent alors rendez-vous en studio où ils transforment l’essai en une collaboration régulière.

Ce premier album a été entièrement écrit et enregistré à Paris, entre le home-studio de Jean-Benoît et celui de AIR. Leur complicité est telle que l’inspiration est venue tout naturellement. Lorsqu’ils composent, Lou sélectionne les harmonies mais c’est à deux qu’ils traduisent les émotions dans les accords. Pour les paroles ils se concertent, même si Lou écrit souvent les titres en anglais. Sur Pleurer et Chanter, on retrouve en revanche la plume française de Jean-Benoît évoquant toute la complexité de la psychologie féminine.

“Dans cet album on dit la vérité, on ne la trafique pas, et c’est presque suicidaire”. La production est elle aussi radicale, plutôt lo-fi. On se représenterait presque de l'électro jouée à la main. Tous deux ont su trouver leurs inspirations dans cette musique dark qui les a réunis, par goût pour les compositions sombres et le Krautrock germanique. Des œuvres radicales telles que Les Liaisons Dangereuses, la musique d'Angelo Badalamenti, de Suicide, de Little Louis ou encore de Robert Wyatt ont influencé la manière dont Lou pose ses mots sur la musique.

Mais le duo Lou/JB se retrouve également dans des collaborations historiques telles que celles de Serge Gainsbourg et Brigitte Bardot, Nancy Sinatra et Lee Hazlewood ou encore Leonard Cohen avec ses différents cœurs féminins. Tout en gardant cette sensualité, le titre Don’t Let Them Bring You Down s’ouvre sur un tempo assez lent rappelant l’optimisme et la nonchalance de John Lenon.

Dans TOMORROW’S WORLD, les titres les plus extrêmes sont nuancés par la douceur d’une POP 60’s, une influence rétro à la naïveté évanouie. Par exemple sur le single So Long My Love, ils se répondent dans un texte désenchanté sur une rythmique hypnotique. Et pendant que Lou envoie son amant sur les roses « les claviers s'embrasent de désir » selon les paroles Jean-Benoit.

Après l’expérience orbitale de la composition de la B.O du Voyage dans la Lune de George Méliès (version restaurée), Jean-Benoît Dunckel s’intéresse avec Lou au monde de demain. On retrouve sur le titre Metropolis «un commentaire de la vie sociale, ainsi que des gens enfermés dans le système social urbain, européen. Et ceci doit éclater vers une libération pour échapper au système dans lequel on est, le Tomorrow’s World est donc le monde qui arrivera demain, c’est l’après-modèle et la vision apocalyptique du duo. »

En découvrant l’album, on remarque très vite la présence d’un univers de science-fiction qui va puiser son influence dans les romans de JG Ballard, dans Blade Runner de K.Dick, et l'imaginaire onirique de David Lynch, de Man Ray ou encore de Fritz Lang pour Metropolis. C'est presque un album «post-déprime, car l’homme progresse et évolue, mais il faut pour cela quelques ratés pour aller plus loin, sans avoir peur de prendre des risques, ni d’aller dans l'extrême » ajoute Jean-Benoît.

On pourra donc danser un tango fatal à l'écoute de la course effrénée de Drive ou de So Long My Love, et chasser sa mélancolie avec l’aide de ces deux âmes perdues. Le titre Think Of Me est lui un mantra, puisqu'à l’époque de l’enregistrement de l’album, Jean-Benoit Dunckel fait beaucoup de yoga et admet qu'il est « pareil à une musique modale, comme une musique indienne qu'il faut se répéter à l'infini, pour se soulager. » Même si on y entend une incantation fantomatique d'un mort à un vivant, «ce n'est pas un titre triste, il est plutôt réconfortant » ajoute Lou Hayter. Sur Follow Me, la cure passe par une ballade avec des onomatopées, et une structure contemplative. Inside parle quant à lui de voir « au delà de l'esthétique des gens pour aller dans leur âme à une heure où le look a pris trop d'importance » précise Lou Hayter.


L'artiste James D. Kelly s'est inspiré de cette esthétique pour réaliser le premier clip du single So Long My Love. Devant un rideau rouge se tient Lou, créature enchanteresse en robe lamée or et au magnétisme comparable au robot humanoïde de Metropolis.
Des jeux d'ombres et de lumières noires rappelant les phares de la voiture vintage du début du clip révèlent ce « futur antérieur qui n'existe d'ailleurs qu'en français », comme le souligne Jean-Benoît, et qui devient sur scène leur futur intérieur. A la fin de Metropolis en live Jean-Benoît entonne avec Lou la chanson There is a way avec un effet « anti-douleur » à prescrire au plus grand nombre.
 

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Tomorrow's World

Tomorrow's World - Tomorrow's World

electro - 08/04/2013

écouter l'album
  1. 1.  A Heart That Beats For Me
  2. 2.  Think of Me
  3. 3.  Drive
  4. 4.  Pleurer et Chanter
  5. 5.  So Long My Love
  6. 6.  Don't Let Them Bring You Down
  7. 7.  Metropolis
  8. 8.  You Taste Sweeter
  9. 9.  Catch Me
  10. 10.  Life On Earth
  11. 11.  Inside
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