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Naïve maison d'artistes

Diego El Cigala

Diego El Cigala

world

Un soir, Paco Salazar m’a appelé pour me dire que Dieguito « El Cigala » chantait au conservatoire de flamenco Casa Patas. Dieguito « El Cigala » ? Je ne le connaissais...
Un soir, Paco Salazar m’a appelé pour me dire que Dieguito « El Cigala » chantait au conservatoire de flamenco Casa Patas. Dieguito « El Cigala » ? Je ne le connaissais pas. On est allé le voir. Quel show il a monté ! Et comment il a chanté, « El Cigala » !
Peu après, on est allé le revoir chanter. On est arrivé tôt pour avoir une bonne table, et là, on a vu un public surprenant : Ramón « El Portugués » , Remedios Amaya , « El Guadiana » , les Carmona , Vicente Amigo... la crème du flamenco d’aujourd’hui. Je me suis dit : « Travailler devant ce genre de public, il faut le faire ! ».
Quand il s’est mis à chanter, il a refait un tabac. Cela faisait des années qu’on n’entendait plus chanter comme ça. Il a mis le public dans sa poche, et ce n’était pas le genre de public à se laisser embobiner avec des chansonnettes.
Pour suivre l’idée de départ, on a organisé un concert au théâtre Alfil et on l’a enregistré avec l’intention de compléter le disque de quelques enregistrements de studio. À mesure qu’on se mettait dans le bain, on s’est rendu compte qu’on avait besoin d’un producteur qui saurait être à la hauteur du phénomène naissant. C’est Diego qui a conseillé d’appeler Javier Limón ; on l’a joint alors qu’il était dans le TGV qui l’amenait à Madrid. Un disque avec Dieguito « El Cigala » ? J’rapplique tout’suite ! Et il est arrivé tout droit au studio avec sa valise. On ne pourra jamais le remercier assez.
La nuit, au studio, c’était le défilé permanent : Carlos Díaz, Amorós, Paco, Javier Limón , évidemment, les musiciens, des gitans qui venaient faire une petite visite, Amparo (la femme de Diego), Diego (son fils de trois ans, qui s’est installé dans le studio avec ses jouets et reprenait les thèmes en play-back)...
Tous ceux qui venaient faire un tour au studio n’en croyaient pas leurs oreilles : il fallait entendre comment Diego chantait… et les trucs que Josele arrivait à jouer… et j’en dis pas plus parce que, dès que vous vous mettrez à écouter, vous comprendrez de quoi on parle.
Bref, on espère que ce disque fera parler de lui autant que le méritent les artistes qui y ont travaillé. De notre côté, on est fier d’avoir contribué à donner au flamenco la place qui lui revient dans le monde de l’art parce que, dans ce disque, de l’art, y’en a à revendre.
Et j’en dis pas plus. Allez, on écoute !
Et je veux bien être pendu si Diego « El Cigala » ne devient pas bientôt une figure du chant flamenco !

Gran Wyoming

Quelques chiffres :

Le titre « Entre vareta y canasta » s’est déjà vendu à plus de 15 000 exemplaires en Espagne.
Il compte 2 Grammys latinos à son actif et triomphe actuellement dans les meilleures salles du monde avec le spectacle « Lágrimas Negras » (Larmes noires), dont le disque a été vendu à plus de 2 millions d’exemplaires dans le monde entier.
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Entre vareta y canasta

Diego El Cigala - Diego El Cigala

world - 28/03/2006

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  1. 1.  Entre vareta y canasta (Tangos)
  2. 2.  Sin prisa (Buleria)
  3. 3.  Ya no hay olas en la arena (Taranta)
  4. 4.  Lirios y rosas (Fandangos de Huelva)
  5. 5.  A mi Manuela (Buleria)
  6. 6.  Sabù (Martinete)
  7. 7.  Brota de mi corazon
  8. 8.  Te la regalo (Buleria)
  9. 9.  Palabras que escribe et aire (Tientos)
  10. 10.  No tiene dueno (Soleà)
  11. 11.  Vidalita (Popular)

[...] C’est alors que l’idée est venue de faire un disque de pur flamenco. Guitare et chant, c’est-à-dire ce qu’on entend quand on va écouter un chanteur de flamenco....

[...] C’est alors que l’idée est venue de faire un disque de pur flamenco. Guitare et chant, c’est-à-dire ce qu’on entend quand on va écouter un chanteur de flamenco. On a proposé à Dieguito de faire une anthologie du flamenco avec les grands classiques. L’idée l’a étonné, mais il l’a trouvée formidable. Il s’est dit que s’il ne faisait pas cet enregistrement tout de suite, cela ne changerait pas grand-chose à son succès professionnel, mais que, plus tard, il lui serait très difficile d’aborder un projet aussi risqué commercialement. Il nous a dit qu’à la guitare, il fallait que ce soit Josele, un parent de " el Tomate ", qui le suit toujours en concert. Un monstre. À mesure qu’on se mettait dans le bain, on s’est rendu compte qu’on avait besoin d’un producteur qui saurait être à la hauteur du phénomène naissant. C’est Diego qui a conseillé d’appeler Javier Limón. Avec Javier Limón, les choses ont évolué. Quand il est arrivé, alors qu’on en était à la moitié du projet : changement de cap complet. La partie concert s’est retrouvée peu à peu en arrière-plan. Mais on gardait l’idée de départ, celle d’un son flamenco qui ne devait pas devenir un simple disque de " cantaor " accompagné d’un groupe, celle d’une liberté de chant absolue pour Diego [...]. Gran Wyoming
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