
Du hip hop cinématographique au défrichage down tempo, Wax Tailor orchestre les samples comme d'autres maîtrisent la direction d'acteurs.
Largement remarqué en 2004 grâce à deux EP ”Lost the way” et ”Que sera / Where my heart’s at", la musique de WAX TAILOR a reçu les faveurs de plus de 70 radios en France (play-list de France Inter, radio NOVA, Néo…) et de bon nombre de stations internationales.
WAX TAILOR avait déjà livré un avant-goût de son album avec le second EP sur lequel on pouvait retrouver deux titres du long format qu’il nous livre à présent. Ces deux titres ont reçu un accueil enthousiaste, suscité une forte curiosité et c’est dans cette atmosphère qu’il s’est attelé à la confection de son premier album ”Tales of the forgotten melodies”, 52 minutes d’un voyage auditif aux multiples évocations.
Dans ce disque conçu comme un long-métrage entre Hip Hop orchestral et défrichage downtempo, WAX TAILOR détourne "les mélodies de l’oubli" pour faire son cinéma. Il nous raconte une histoire dans laquelle chaque titre est une séquence. Dans ce grand patchwork, les influences sont multiples et les références au 7è art côtoient certains grands noms de la musique du XXème siècle. Parmi ses références, WT cite volontiers Galt MACDERMOT, John CASSAVETES, Herbie HANCOCK, Stanley KUBRICK, John BARRY, Charles CHAPLIN, PUBLIC ENEMY, Woody ALLEN, PORTISHEAD ou Ernst LUBITSCH pour ne citer qu’eux. WAX TAILOR orchestre les samples comme d’autres maîtrisent la direction d’acteurs. Il pose des décors dans lesquels on retrouve tour à tour la grande Doris DAY dans "Que Sera" ou Nina SIMONE pour "How I feel". Au fil de l’album, on retrouve aussi des visages plus contemporains avec le groupe US THE OTHERS en compagnie desquels WT rend hommage à la culture HIP HOP, qui l’accompagne depuis 20 ans. On redécouvre aussi la voix de Charlotte SAVARY du groupe CLOVER. Déjà présente sur le EP "Lost the way", elle interprète le titre "Our Dance" comme une histoire, alternant des passages chantés et parlés. On croise aussi à plusieurs reprises Marina QUAISSE, apportant ici et là au violoncelle, une couleur sombre et mélancolique qui renforce la cohérence de l’ensemble. En parfait "tailleur de cire ", WT nous offre au final un premier album ou la construction et les textures jouent avec notre mémoire collective, une sorte de bande originale d’un film dont chacun peut construire ses propres images.

