
L’Édition Vivaldi, entreprise discographique conçue par le musicologue Alberto Basso et le label indépendant Naïve, constitue l’un des projets d’enregistrement les plus ambitieux du XXIe siècle. Son objet premier est d’enregistrer la vaste collection de manuscrits autographes vivaldiens conservée à la Bibliothèque Nationale de Turin, quelque 450 oeuvres en tout : un véritable trésor puisqu’il s’agit de la bibliothèque personnelle de Vivaldi, l’ensemble des partitions que celui-ci conservait chez lui au moment de sa mort, à Vienne, en 1741. Cet ensemble comprend ses opéras, des centaines de concertos, compositions sacrées et cantates. La majorité de ces oeuvres n’a pas été entendue depuis le XVIIIe siècle.
La publication de plus de 100 disques, qui a débuté en l’an 2000, se poursuivra jusqu’en 2015. L’objectif de l’Édition Vivaldi est de rendre cette extraordinaire profusion musicale disponible pour le plus grand nombre et de révéler le génie de Vivaldi, non seulement en tant que compositeur de musique instrumentale, domaine dans lequel sa réputation était déjà établie, mais aussi en tant que créateur de quelques-unes des oeuvres vocales les plus importantes du XVIIIe siècle. Vingt-huit titres ont été publiés à ce jour et Atenaide est le septième opéra de l’Édition. Par ailleurs, l’Édition développe une activité de promotion de concerts Vivaldi au sein des plus prestigieux festivals et saisons musicales européens, et développe des projets multimédia qui rassemblent musiciens, cinéastes, auteurs, plasticiens… L’Édition Vivaldi insuffle une énergie nouvelle et installe de nouvelles références au sein de l’histoire musicale.
L’Opus n°1 de Vivaldi inclus la Follia
En 1705, l’éditeur Giuseppe Sala publie à Venise les Suonate da camera a tre, due violini o violone o cembalo opus 1 d’Antonio Vivaldi. Le recueil marque les « débuts » officiels d’un compositeur qui n’était déjà plus tout jeune (le « Prêtre roux » était alors âgé de vingt-sept ans) et contient sans doute les œuvres les plus anciennes que nous connaissions de lui aujourd’hui.
On trouve dans ce recueil dédié au comte Annibale Gambara, originaire de Brescia, un équilibre entre la référence à des formules et des modèles codifiés, d’une part, et, de l’autre, la recherche d’une expressivité proprement originale. L’opus 1, du point de vue de l’instrumentation, s’insère dans la récente tradition italienne de la Sonata a tre, dominée par la réforme arcadienne d’Arcangelo Corelli
Pour couronner son recueil de façon spectaculaire, Vivaldi conclut par un cycle de vingt variations sur la très célèbre Follia, qui représente une confrontation explicite avec Corelli.
Antonio Vivaldi 1671-1748
Concerti da camera vol. 5
Sonate da camera a tre, due violini e violone o cembalo, opus 1
L’Estravagante
Stefano Montanari, violon
Stefano Rossi, violon
Francesco Galligioni, violoncelle
Maurizio Salerno, clavecin et orgue
Franco Pavan, théorbe et cithare
Pietro Pasquini, orgue

