Manu Key
L'artiste

Depuis « La route est longue » de Différent Teep, un maxi autoproduit avec DJ Mehdi, le complice de toujours, Manu Key a tracé son chemin. Vétéran de la scène rap française, Manu Key a des choses à dire depuis plus d’une décennie. Pour l’année 2000, estampillée Mafia K’1 Fry, collectif de rappeurs dont il fait partie, cet old-timer de 28 ans a repris sa plume pour livrer son « Manuscrit », second album solo.
Mais revenons d’abord sur le parcours de Manu Key, aussi bien membre de Différent Teep, homme de l’ombre des « Princes de la ville », que MC en solo. Ayant vécu à Paris les premiers battements de la culture hip hop : « J’allais à chaque fois que je pouvais Chez Roger, à la Chapelle, au Bataclan, au Châtelet avec mes copains, en vrai zoulou de l’époque… », il se dit aussi marqué par les américains Fat Boys, Public Enemy. Comme par Eric B et Rakim, qui l’ont motivé pour toujours : « Comment arrivaient-ils à rapper comme ça, à rebondir aussi bien sur les instrus ? C’est avec le temps et le travail, qu’on y arrive, petit à petit… »
Né à Paris de parents antillais, Manu Key débarque à l’âge de 5 ans avec sa famille à Orly qui s’y installe. Après la classe de troisième, il délaisse l’école pour le sport, son autre passion, avec la musique. « J’ai commencé à écrire des textes en 89, l’année de la formation du groupe Différent Teep, avec Mista Flow, Lil’ Jason et moi. On répétait dans une MJC à Orly, où il y avait aussi de la danse, du graff, d’autres disciplines du mouvement hip hop. En 93, on a rencontré DJ Mehdi, avec qui, deux ans plus tard, on a sorti notre premier maxi, un white label, « La route est longue ». Kery James, Sulee B, sont aussi des rencontres-clés pour moi. » Le groupe sort son premier album « La rime urbaine » en 97, suivi d’une tournée en France avec Ideal J, et se sépare un an plus tard. Manu Key décide alors de faire cavalier seul, et se lance dans la réalisation d’un premier album solo éponyme, publié en 98, vendu à plus de 15 000 exemplaires.
Aujourd’hui, il lâche son second opus, signé chez SMALL / Sony. Un « Manuscrit » qu’il définit lui même comme le plus abouti, plus groove et ouvert que le premier album. Mettant un peu de côté l’ego-trip des débuts et la description au quotidien des blocks, il pratique l’introspection, tout en livrant un album universel. « J’ai voulu que les gens me connaissent un peu plus dans cet album, qu’ils découvrent davantage qui je suis. J’ai voulu aussi, par rapport au premier album, l’enrichir musicalement, et sortir de l’ordinaire au niveau de l’écriture, chercher des textes plus profonds. »
Dédicace positive aux adolescentes (Sista), Allégorie sur la réussite (La routhune), réflexion sur les galères et la jeunesse actuelle (Le prix à payer), hommage aux proches (Illusions)… les thèmes sont variés, mais jamais figés. Regrets, amertumes, espoirs, travail, critique du système ou conseils fraternels, c’est le cœur et le vécu qui s’expriment. Cet « artiste underground et populaire à la fois » semble avoir mûri tant ses compositions et son flow se sont affirmés, auxquels il est difficile de résister. « Je raconte ce que je vis, mes envies, mes goûts, mes qualités, et si ça peut inspirer pas mal de monde, voilà quoi…, lâche en toute humilité le MC. Et si je dis une ou deux fois dans l’album que je suis un old-timer, c’est pour que ceux qui me découvrent sachent que je suis là depuis longtemps et qu’il y a du travail derrière tout ça. »
Au niveau des productions, métissées de funk, de groove, et de RnB, aux basses aguicheuses et aux rythmiques imparables, le choix a porté sur la variété des sons et des univers. Il a donc fait appel à plusieurs compositeurs comme DJ Mehdi, Clarck Gordon de Daomen, Melopheelo des Sages Po’, Davis Sheer, Curtis. « Je voulais varier les ambiances musicales, essayer d’apporter un nouveau groove par rapport à mon premier disque. Et c’est Curtis qui a apporté la couleur de l’album, qui lui a donné sa direction. »
Figure à la fois discrète et emblématique du rap hexagonal, Manu Key est aussi l’un des grands frères de la Mafia K’1 Free, à l’origine une bande de potes devenue un véritable vivier de talents. Il a ainsi épaulé chaque album des différents groupes ou rappeurs, qui ont souvent fait leurs premières armes sur scène aux cotés de Different Teep. Avec DJ Medhi, ils réalisent ensemble l’EP et le premier album à succès du 113, « Les Princes De La Ville ». Logique, donc que les featurings soient issus de la grande famille africaine : 113, Rohff, Intouchable, Karlito, ODB. Sans oublier, à l’extérieur, Jacky des Neg’Marrons.
Illusions clôt cet album poignant et personnel. Manu Key y lance un émouvant hommage aux siens et à tous ceux qu’il n’oublie pas, dont certains derrière les barreaux, même s’il a -déjà- parcouru un long chemin.

L'album

Manu Key compte parmi les rappeurs qui forcent le respect. Connu pour avoir
été le premier mentor de Kery James et pour incarner le rôle de grand frère
au sein de la fameuse Mafia K'1 Fry du 9.4, il est pourtant resté fidèle à
un certain rap à la fois rassembleur et profondément humain. De ses
balbutiements en 1989 avec le Posse Ideal à ses premiers enregistrements
avec Different Teep, du début de sa carrière solo en 1998 à son travail de
réalisateur sur les albums du 113 et de Rohff, Manu Key est resté-le
même. Ce qui ne l'empêche pas d'évoluer et ce nouvel album en est-le
meilleur témoin. Toujours hip hop tout en s'autorisant des incursions
parfaitement assumées et réussies... de nombreux instruments et des sons
acoustiques viennent agrémenter des instrus originales de Jakus (Mafia K'1
Fry) et de Yannis et David Sheer, une teinte caribéenne vient colorer le tout porté par le flow tranquille d'un Manu Key nostalgique, porte-flambeau d'un rap adulte. Rien moins que Blak Renega de Sniper, Bouba de Lunatic, Rim-k du 113, Oxmo Puccino, Dany Dan et Zoxea des Sages Po, L'Skadrille viennent prêter main forte au old timer. Avec cinq albums à son actif dont trois en solo, Manu Key peut regarder fièrement le chemin déjà parcouru.

Autres oeuvres
1
Prolifique vol.1

Manu Key compte parmi les rappeurs qui forcent le respect. Connu pour avoir été le premier mentor de Kery James et pour incarner le rôle de grand frère au sein de la fameuse Mafia K'1 Fry du 9.4, il est pourtant resté fidèle à un certain rap à la fois rassembleur et profondément humain. De ses balbutiements en 1989 avec le Posse Ideal à ses premiers enregistrements avec Different Teep, du début de sa carrière solo en 1998 à son travail de réalisateur sur les albums du 113 et de Rohff, Manu Key est resté-le même. Ce qui ne l'empêche pas d'évoluer et ce nouvel album en est-le meilleur témoin. Toujours hip hop tout en s'autorisant des incursions parfaitement assumées et réussies... de nombreux instruments et des sons acoustiques viennent agrémenter des instrus originales de Jakus (Mafia K'1 Fry) et de Yannis et David Sheer, une teinte caribéenne vient colorer le tout porté par le flow tranquille d'un Manu Key nostalgique, porte-flambeau d'un rap adulte. Rien moins que Blak Renega de Sniper, Bouba de Lunatic, Rim-k du 113, Oxmo Puccino, Dany Dan et Zoxea des Sages Po, L'Skadrille viennent prêter main forte au old timer. Avec cinq albums à son actif dont trois en solo, Manu Key peut regarder fièrement le chemin déjà parcouru.

L'album
Prolifique vol.1
Ref
 AL261001

1
 Intro
2
 Contact
3
 Devine qui revient
4
 C'party
5
 Besoin d'ça
6
 Sud
7
 Parasites 1
8
 10000 traffic
9
 Quai 54 (big bonus)
10
 Parce que toi et moi
11
 Parasites 2
12
 Prolifique
13
 Oubli
14
 Vener
15
 A la tienne
Découvrez autrement
vos artistes préférés
Ce qu'il fabrique
Empty
Get Flash player
Chargement en cours...