Mangu
L'artiste

Mangu ne paie pas de mine : pourtant, ce petit génie de la synthèse latino pop hip hop a déjà une longue carrière derrière lui, et n’a pas attendu le succès de Las Ketchup pour exister. Ses lettres de noblesse, Mangu les a acquises à la force de sa volonté et par la grâce de son immense talent.

Né en République Dominicaine, Mangu quitte très jeune le paradis exotique de ses parents pour atterrir dans la jungle urbaine de New York. C’est dans le quartier du Bronx qu’il s'installe et forme son premier groupe, The Fellas, que des producteurs douteux imaginent déjà être la version latino de New Edition. « C’était l’époque où Bobby Brown était au top », se souvient Mangu. « Mais moi j’étais branché breakdance, Rakim, Kool G Rap, j’avais vu “Beat Street“ et “Style Wars“ : j’ai toujours été inspiré par le hip hop ! »

Quand Mangu se retrouve à Miami à l’âge de 16 ans, il fonce tête baissée dans la musique : danseur, puis chorégraphe, il travaille notamment avec des groupes de « bass music ». En parallèle, il s’incruste dans toutes les sessions ‘open mic’ du coin, enregistre des maquettes et s’impose dans l’underground de Miami comme le Latino branché reggae salsa rap. « Le mec le plus commercial de l’underground ! », se souvient Mangu en éclatant de rire. C’est aussi à cette époque qu’il acquiert son nom de scène.

La persévérance finit par payer, et Mangu rencontre Joe Galdo au début des années 90. Ce producteur qui débuta avec le tube disco « Ring My Bell » organise des auditions pour son morceau « La Playa ». Mangu décroche le contrat, pour un single et pour un album, sur le même label que son idole Rakim, « 4th & Broadway » (sous division d'Island).
Le rêve américain ? Pas tout à fait, car Mangu n’est pas à l’aise dans son nouveau rôle de chanteur latino. « Je suis un gars de la génération hip hop. Pas quelqu’un qui vient de Cuba et qui faisait de la salsa avant de se mettre au rap, non. Mon truc, c’est le hip hop avant tout » rappelle-t-il. L'album issu de cette collaboration avec Joe Galdo est avant-gardiste, « un peu genre 'mambo kings meets hip hop' » résume Mangu, qui va sillonner l'Europe et l'Amérique Latine pour défendre cet album inclassable.

Après avoir écumé les scènes, Mangu prend du recul. Il écrit des chansons, travaille son style et affine son concept.
Malgré le succès de son premier album en France et le prix découverte RFI en 1998, malgré la ferveur de son public quand il donne des concerts, Mangu veut aller plus loin, ailleurs. « J'ai tout simplement voulu changer de vibe, rester pur mais aller dans une autre direction » explique-t-il. Mangu enregistre aussi avec d'autres artistes : on le retrouve ainsi sur le hit des clubs « Candela » avec le groupe Nojazz, en 2002. Installé à Paris, il commence à maquetter pour son deuxième album. Puis repart dans le Bronx enregistrer quelques productions, toujours pour les vibes. Les premiers morceaux mis en boîte témoignent de l'évolution de Mangu : « Estrella », « Que Esta Passando?» (écrit juste avant le bug imaginaire de l'an 2000) sont des chansons électriques, rythmées, avec ce feeling rap auquel il tient tant. Les machines sont en harmonies avec les musiciens. L'alchimie se met en place.

« C'est comme un nouveau chapitre de ma vie. Je suis le même personnage, mais avec un son différent. Je pense que les gens seront surpris, car souvent les seconds albums sont comme des suites avec des morceaux identiques à ceux du premier, mais là ça n'est pas le cas. Et c'est un album pour la France, je le dis avec conviction ! J'amène le soleil à Paris ! Ce disque a le côté street que n'avait pas le premier album. On a voulu que ça soit 100% Mangu. »

Mi Familia

Après un an d'enregistrements, de remixes divers et d'expérimentation, Mi familia est enfin prêt. Un album solide, douze titres explosifs reflétant la personnalité irrésistible de son auteur, à mi-chemin entre deux cultures, voire trois : car désormais, Mangu glisse même des mots français dans ses lyrics hispano-ricains ! Truffé de tubes potentiels dont « Chula » et le très réussi
« Tu », ce LP en forme de come-back est l'œuvre d'un artiste complet, qui a compris comment avoir le meilleur des deux mondes : l'énergie hip hop et la saveur latine.

Pour la production, Mangu a rassemblé un gang de pros drivé par Hench, son cousin qui travailla sur « The Boy Is Mine » de Brandy & Monica.
Dexter Simons (Mary J. Blige, Destiny’s Child) mixe 6 titres et Yan Memmi (Berverley Knight, Kojak,) mixe les 6 autres. Pas de featurings frime sur Mi familia, les seuls invités étant Omar Sosa venu en ami jouer quelques parties de piano et Anga Diaz, célèbre percussionniste cubain qui vient de remporter à Miami un Grammy Award pour sa carrière. « Cette fois, il n'y a aucun bluff, c'est la familia et puis voilà ! Ce disque, c'est moi, c'est nous » conclut Mangu, qui compte bien défendre Mi familia sur scène avec son groupe.

On est en 2004, et Mangu est prêt. Comme toujours, mais cette fois il a une douzaine de bombes latin hip hop pour le prouver. Il va falloir compter avec Mangu , son album Mi familia et sa tournée à partir d’avril 2004 . Tant mieux.

O. Cachin

Autres oeuvres
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Mi Familia

Après un an d'enregistrements, de remixes divers et d'expérimentation, Mi familia est enfin prêt. Un album solide, douze titres explosifs reflétant la personnalité irrésistible de son auteur, à mi-chemin entre deux cultures, voire trois : car désormais, Mangu glisse même des mots français dans ses lyrics hispano-ricains ! Truffé de tubes potentiels dont " Chula " et le très réussi " Tu ", ce LP en forme de come-back est l'œuvre d'un artiste complet, qui a compris comment avoir le meilleur des deux mondes : l'énergie hip hop et la saveur latine. Pour la production, Mangu a rassemblé un gang de pros drivé par Hench, son cousin qui travailla sur " The Boy Is Mine " de Brandy & Monica. Dexter Simons (Mary J. Blige, Destiny’s Child) mixe 6 titres et Yan Memmi (Berverley Knight, Kojak,) mixe les 6 autres. Pas de featurings frime sur Mi familia, les seuls invités étant Omar Sosa venu en ami jouer quelques parties de piano et Anga Diaz, célèbre percussionniste cubain qui vient de remporter à Miami un Grammy Award pour sa carrière. " Cette fois, il n'y a aucun bluff, c'est la familia et puis voilà ! Ce disque, c'est moi, c'est nous " conclut Mangu, qui compte bien défendre Mi familia sur scène avec son groupe. On est en 2004, et Mangu est prêt. Comme toujours, mais cette fois il a une douzaine de bombes latin hip hop pour le prouver. Il va falloir compter avec Mangu , son album Mi familia et sa tournée à partir d’avril 2004 . Tant mieux. O. Cachin

Pour en savoir plus
L'album
Mi Familia
Ref
 NV36211

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