
Steve Austin, astronaute culte en survêtement orange, vaut effectivement son pesant de beurre de cacahuètes. Remonté de toutes pièces, il a fini par peser lourd dans l’univers de La Position du Tireur Couché, groupe clermontois en grande forme, responsable de A à Z d’un très grand et premier effort discographique, Acapulco.
Repérés depuis quelques années, pistés grâce à deux démos auto-produites et un six-titres enthousiasmant, Découvertes Printemps de Bourges en 2002, confirmés par le concours CQFD des inrocks début 2005 (ils font partie des finalistes du concours) les jeunes auvergnats frappent aux portes de la gloire. La Position du Tireur Couché délivre en douceur un message essentiel, particulièrement subversif, étrangement décalé en ces temps de productions obscènes, et merveilleusement écrit.
Derrière un chanteur de rêve, nonchalant et espiègle, gravure de mode responsable de bien des pâmoisons, une section rythmique discrète et élégante : Gaël (batterie, percussions, claviers) et Fred (basse, claviers) font tourner la machine, huilée par Lilian (guitare, claviers) et la belle Gaëlle (chant, robes à fleurs)…
Sorti il y a quelques mois du studio Factory et du label Magnolia, Acapulco a très vite fait son petit effet. Du premier titre éponyme, petite perle d’humour badin et de sensualité saugrenue, à " Une Vie Simple (comme celle de Norman Bates) ", où tout est dit dans le titre, le premier véritable album de La Position du Tireur Couché regorge d’efficacité, de sobriété élégante et de minimalisme brillant. Le " James Bond du Quartier " côtoie sans ciller d’anciennes heures de gloire (" A Deux ", " On Flanche "), traits d’humour impeccables, pincements au cœur et griffure légères dans la morne plaine de la pop contemporaine.

