
L'enfer ne connaît aucune fureur aussi intense que celle d’une femme dédaignée, particulièrement dans le cas de l’ardente chanteuse originaire de Philadelphie, Jaguar Wright.
Aussi connue pour son vibrato passionné que pour le show notoire qu’elle a donné aux MTV Unplugged 2001 de Jay-Z avec les Roots, Jaguar est une experte de la quintessence soul.
Avec un tel talent, il est dur d’envisager que le monde n’ait pu recevoir les cadeaux sous forme de chansons de Jaguar. Elevée dans l’Eglise, les parents religieux de Jaguar n’ont pas initialement soutenu le rêve de leur fille de devenir une chanteuse de son temps. Mais le R&B a su qu’elle était sur la bonne voie quand elle a réussi à convertir les gens les plus improbables à savoir sa mère, professeur et son père, conseiller en médicaments. « Mes parents voulaient que je prenne le chemin le plus traditionnel…en devenant avocate, docteur ou praticien, professeur ou psychologue. » déclare Jaguar. « Mon père a détesté que je chante. Ca l’a rendu fou, et maintenant c’est mon plus grand fan car j’ai gagné son respect. J’ai prouvé que ce n’était pas un rêve, que ce n’était pas une fantaisie – c’est ma vie. Chanter était mon destin, même avant que je sois née. »
Bien que son premier album sorti en 2002 « Denial, Delusions & Decisions » ait contenu un hit commercial (« The What Ifs ») retenu en synchro dans la campagne pub Coca Cola « Nu-soul » avec les Roots, Jag a appris que les partenariats n’étaient pas tout. Son second album n’a pour cette raison pas été produit par les Roots ou d’autres artistes. « Je peux le faire toute seule » dit elle fièrement. « J’aime travailler avec des gens, mais à la fin de la journée, je veux que les gens sachent que je peux briller par moi-même. » Elle a ainsi préféré enrôlé à la production Raphael Saddiq, Chucky Thompson, James poyter, TL Hotrunner, Carvin et Ivan pour insufler de la vie dans ses mots puissants et intenses (Jag a écrit l’album entier à l’exception de « Flower » et de « Woman 2 Woman » mentionné ci-dessus).
Jaguar pense que son don pour le songwriting est inné. « Du moment où vous commencez à entendre et à articuler des sons, tout vous influence » dit elle. A cet égard, plusieurs de ses influences musicales lui viennent des ses goûts musicaux divers et variés enjambant des décennies de chansons. On y retrouve Ray Charles, Duke Ellington, Etta James, Sarah Vaughan, Van Halen , Eddie Veder (Pearl Jam), Rob Thomas ( Matchbox Twenty), The Doors, The Rolling Stones et Bob Dylan parmi d’autres.
Son deuxième album, ‘Divorcing Neo 2 Marry Soul’ porte bien son nom car il la débarrasse tout de suite de l’étiquette " néo soul " pour mieux mettre en avant son émancipation personnelle et musicale. " Je divorce de tout ce qui a été fait avant pour commencer quelque chose de frais et nouveau ", dit Jaguar, mère mariée de deux enfants. " Le titre montre bien que je divorce de la hype pour me marier avec le vrai. Je ne vends rien d’autre que moi ou ce que je crois ou sens. Je suis finalement libre d’être moi, de faire mon boulot. " A travers la chanson, Jaguar maîtrise l’art d’exprimer le ying et le yang de l’émotion pure qui est parfois résolue et poignante dans ses convictions. Le premier single, le mid-tempo " Free ", est un cri passionné à un ancien amoureux fatigué. La prouesse vocale de l’experte de la Philly Soul ne faiblit pas quand elle délivre la confession sincère " Woman 2 woman ", un remake du classique de Shirley Brown de 1974. " J’ai voulu l’améliorer et la rendre contemporaine. Le monde a dégénéré et changé beaucoup depuis. Je voulais raconter l’histoire de la chanson Woman-to-Woman aux gens de ma génération. " Jaguar continue à faire prendre l’air à ses sentiments avec la sincère " Let Me Be the One ". En se servant d’une sorte d’annonce personnelle, cette chanson délicieusement timide est une promesse légèrement cachée de se livrer à l’objet du désir de Jaguar. Quand elle implore "Let me be the one/We could have so much fun/Let me be your girl/I'll give you the world," on défierait presque le chanceux camarade de NE pas la choisir. Contenant le même backbeat que la chanson de 2002 "Grindin’" par le groupe de rap The Clipse, l’hymne des femmes qui font du headbanging "Timing" condamne le comportement d’un ancien amoureux en exposant ses imperfections. Jaguar raconte amèrement le traitement de son ancien amour en chantant : "When you came, you had nothing on your plate...Now it’s too late to say sorry, baby." Elle prend même le point de vue d’une relation de soeur à soeur sur le brûlot " Told Ya ", dans lequel elle réprimande une petite amie qui n’a pas suivi son conseil sur son amoureux tricheur. " If she was smart she woulda listened ! " rigole Jaguar. A l’écoute de "Divorcing Neo 2 Marry Soul" il est évident que Jaguar est une excellente avocate en matière de soul music qui vous retourne l’âme, et ce n’est pas près de changer. " Je suis ce que je suis. La plupart des gens viennent avec truc et moi le seul truc que j’ai c’est d’être moi. Aimez le ou détestez le, détestez le ou aimez le. Tout ce que je fais est issu de vraies expériences de la vie, j’ai envie de les partager avec mes fans. "

