
FARINELLI, IL CASTRATO
un film de Gérard Corbiau
CARLO BROSCHI dit FARINELLI (1705-1782)
C’est à quinze ans, en 1720,que Farinelli fit sa première apparition sur scène au palais du prince de Torella. Très vite, après Naples et Venise, il parcourut toute l’Europe gagnant le titre de « chanteur des rois ».
Farinelli fut certainement le chanteur le plus célèbre de son siècle. Sa réputation et sa renommée ont perduré malgré la disparition des castrats et de l’opéra seria. Par sa voix exceptionnelle, sa beauté androgyne, Farinelli acquit un statut quasi-mythique. Il compta parmi les plus grands virtuoses de son siècle, remarqué pour la beauté et la pureté de son timbre, il montra des capacités uniques et spectaculaires. D’aucuns déclarèrent qu'il pouvait soutenir une note pendant plus d’une minute.
Farinelli, à trente deux ans seulement, se retirera de la scène pour ne chanter exclusivement que pour Philippe V et Ferdinand VI d’Espagne. Que Farinelli se soit retiré très tôt de la scène a incontestablement joué à construire le mythe dans l’imaginaire de son public.
Après la mort de Ferdinand VI, Farinelli revint à Bologne en l'Italie où il consacra sa vie à la musique, recevant d’illustres invités tels que les compositeurs Mozart, Haendel et Gluck ou encore l'empereur Joseph II. Il mourut en 1782.
La bande originale du film Farinelli, un défi technique.
direction musicale, Christophe Rousset
Personne aujourd’hui ne possédant plus désormais l’étendue vocale des castrats (jusqu’à trois octaves et demie), il a été envisagé de faire appel à deux chanteurs, un contre ténor et une soprano, le premier chantant les parties les plus graves et l’autre les plus aiguës.
Une fois le problème de la tessiture surmonté, il fallut ensuite homogénéiser les timbres des deux chanteurs afin de doter Farinelli d’une voix qui lui est propre, à la fois nouvelle et respectueuse des voix originales.
Cette « fusion des timbres » par les techniques de traitement numérique des sons, réalisée avec le concours de l’IRCAM, donne aujourd’hui une voix inédite et hors de portée des performances actuelles sans tomber dans le piège de la voix synthétique.
La bande originale du film Farinelli, un défi technique. direction musicale, Christophe Rousset Personne aujourd’hui ne possédant plus désormais l’étendue vocale des castrats (jusqu’à trois octaves et demie), il a été envisagé de faire appel à deux chanteurs, un contre ténor et une soprano, le premier chantant les parties les plus graves et l’autre les plus aiguës. Une fois le problème de la tessiture surmonté, il fallut ensuite homogénéiser les timbres des deux chanteurs afin de doter Farinelli d’une voix qui lui est propre, à la fois nouvelle et respectueuse des voix originales. Cette " fusion des timbres " par les techniques de traitement numérique des sons, réalisée avec le concours de l’IRCAM, donne aujourd’hui une voix inédite et hors de portée des performances actuelles sans tomber dans le piège de la voix synthétique.

