
Bertrand Chamayou s’est imposé ces dernières années comme une personnalité majeure du monde musical français. Artiste au talent protéiforme et insaisissable, il excelle semblablement dans le répertoire dit « de virtuose » et dans des pages plus énigmatiques, dans les œuvres réputées ardues ou dans les musiques expérimentales, et il est impossible de tracer distinctement des frontières entre les différents profils de son art. Il a été récompensé en 2006 par une Victoire de la musique. Natif de Toulouse, Bertrand Chamayou a été remarqué dès l’âge de 13 ans par le pianiste Jean-François Heisser, dont il a suivi par la suite l’enseignement au conservatoire de Paris. Dans le même temps, il étudie auprès de l’illustre Maria Curcio, et reçoit les conseils éclairés d’un grand nombre de maîtres, dont ceux, précieux, de Murray Perahia.
Pour avoir très peu sacrifié à l’exercice des concours internationaux, il n’en a pas moins été lauréat à tout juste 20 ans du concours Long-Thibaud. C’est à cette époque que le public découvre son nom et que ses apparitions scéniques se font de plus en plus fréquentes. Entre 2003 et 2005, il s’illustre notamment en jouant plus d’une quarantaine de fois le cycle des douze Études d’exécution transcendante de Liszt, le dernier concert ayant fait l’objet de son premier enregistrement, paru en octobre 2006 et accueilli avec enthousiasme par la critique (Choc du Monde de la musique).
Entre temps, Bertrand Chamayou se sera produit sur les plus grandes scènes internationales, comme la Salle Pleyel, le Théâtre des Champs-Elysées, le Théâtre du Châtelet à Paris, le Concertgebouw d’Amsterdam, la Philharmonie d’Essen, die Glocke à Brême, le Gasteig de Munich, le Tokyo International Forum, le Dewan Filharmonik Petronas de Kuala Lumpur, la Halle-aux-Grains de Toulouse, le Duo de Dijon, le Corum de Montpellier, l’Auditorio de Barcelone, le Teatro de la Zarzuela de Madrid, le conservatoire Tchaïkovski de Moscou, l’auditorium de la cité interdite de Pékin… ainsi que dans des festivals comme La Roqued’Anthéron, Piano aux Jacobins, La Folle Journée de Nantes, Lisbonne et Tokyo, le domaine Forget au Québec, le Festival de Ravenne, le Mecklenburg-Vorpommern Festspiele, les Sommets musicaux de Gstaad, le festival de Radio France-Montpellier, le Festival Présences…
La musique contemporaine occupe une part importante de l’activité de Bertrand Chamayou. Il a travaillé avec des légendes vivantes de la création comme Henri Dutilleux ou György Kurtág.
Bertrand Chamayou possède en outre à son répertoire une trentaine de concertos, qu’il a pu donner en compagnie du Essicher Rundfunk Orchester de Francfort, de l’Orchestre philharmonique de Radio France, de l’Orchestre national du Capitole de Toulouse, l’Orchestre national de Lille, le Sinfonia Varsovia, la Tapiola Sinfonietta … dirigé par Michel Plasson, Tugan Sokhiev, Lawrence Foster, Jean-Claude Casadesus, Yutaka Sado, Ion Marin… Son activité de chambriste est de même essentielle, et il dialogue régulièrement avec les violonistes Augustin Dumay, Renaud Capuçon, Daishin Kashimoto, l’altiste Antoine Tamestit, le violoncelliste Gautier Capuçon, le clarinettiste Nicolas Baldeyrou, le hautboïste Alexeï Ogrintchouk, le trompettiste et corniste David Guerrier, les quatuors Ebène, Belcea, Ysaÿe… En 2008, Bertrand Chamayou rend amplement hommage à Olivier Messiaen pour son centenaire avec notamment plusieurs exécutions du cycle-phare des Vingt Regards sur l’Enfant-Jésus.
César FRANCK 1822-1890
Prélude, choral & fugue
Variations Symphoniques
Prélude, aria & final
Les Djinns POÈME SYMPHONIQUE
Prélude, fugue & variation
Bertrand Chamayou PIANO
Olivier Latry HARMONIUM
Royal Scottish National Orchestra,
Stéphane Denève
« Il peut paraître singulier qu’un pianiste de ma génération choisisse de consacrer un disque à la musique de César Franck, mais il ne faut pas y voir une volonté de surprendre ou d’attiser la curiosité. Ce projet a avant tout été stimulé par un désir de renouer avec une certaine tradition, française pour le moins, mais qui a aussi très largement dépassé le cadre de nos frontières si l’on en croit le répertoire de nombreux grands pianistes du passé.
J’ai pour ma part découvert César Franck à l’âge de 13 ans, en travaillant Prélude, choral et fugue, puis, immédiatement après, la sonate et le quintette, œuvres qui ont compté parmi mes premiers chevaux de bataille en tant que chambriste. Cette musique m’est de ce fait devenue familière, et j’ai constaté au fil de mes concerts qu’elle était non seulement très parlante auprès des plus jeunes générations qui la découvraient, mais surtout qu’elle avait le pouvoir de réveiller chez les mélomanes d’âge plus avancé les réminiscences heureuses et intenses d’une enfance doucement baignée de l’univers de Franck et de ses disciples. »
Bertrand Chamayou - EXTRAIT DU LIVRET
Avec le soutien de SPPF et de la Fondation Bru Zane

