
Remarqués lors de leur participation au festival des Transmusicales à Rennes en 1994, Astonvilla signent en avril 1996 leur 1er album éponyme. Astonvilla tourne alors presque sans discontinuer, en France, mais aussi en Belgique, Suisse et Québec. En 1999, ils sortent leur second album ‘Extraversion’ qui se vend à plus de 20 000 exemplaires. En 2001, ils sortent un ‘live acoustic’ qui les fait sacrer ‘Découverte de l'année’ aux Victoires de la musique 2002. Ils sont alors en position de force pour sortir leur 4ème album ‘Strange’ , en Sept 2002.
En dix ans, la composition du groupe a connu divers changements avant de se retrouver, depuis l'automne 2004, dans sa composition actuelle: Fred Franchitti chant, JB "DJIB" Mory basse, Greg Baudrier batterie et le dernier complice à rejoindre le groupe, Manu Baroux guitare.
Greg explique qu’il est difficile de rester dans la même formation pendant 10 ans :
«En musique, on est les uns sur les autres : c’est vrai en période de composition. En période de tournée, on vit ensemble dans le camion et à l'hôtel. Le groupe a donc naturellement évolué. Mais la voix de Fred crée le fil conducteur des débuts à aujourd’hui, c’est l’unité d’Astonvilla. »
Astonvilla est un groupe. C'est la première évidence qui saute aux yeux en assistant aux diverses étapes du travail qui ont mené à ce disque. A tout moment chacun enrichit l’ensemble en apportant ses idées, ses propositions.
Le groupe est donc aujourd'hui en très belle harmonie. Un signe qui ne trompe pas: pour la première fois les musiciens se présentent à visage découvert sur la pochette de leur nouvel album « de jour comme de nuit » qui sortira le 23 août 2005
Cet automne, Astonvilla débutera la tournée la plus importante jamais entreprise depuis sa création.
Un disque enregistré dans une sérénité étonnante lorsque l'on sait à quel point le temps est compté, ce qui laisse souvent planer une pesante ambiance lors des sessions en studio. Du Luna Rossa (local de répétition dans le 13ème à Paris) en passant par Parkgate Studio en Angleterre, Le Pressoir à Tours, Repetita studios à Marseille pour terminer le mixage final au studio de la Seine à Paris, au fil des étapes une énergie nouvelle et grandissante est palpable.
« Jamais je n'ai été si fier, heureux d'un album » dit Fred une brillance au fond des yeux. Son enthousiasme indique clairement que l’on est loin des
propos convenus qui font partie des plans marketing.
Astonvilla a voulu un album avec de la rouille, un disque très vintage afin qu'il ne soit pas trop connoté ou lié à une époque. Un vrai défi tant la tentation est grande alors que la technologie actuelle offre des possibilités sans fin. La difficulté fut donc de conserver la ligne souhaitée au départ lorsqu’une seule guitare sur certains titres ne compte pas moins de 18 pistes.
Une acuité de chaque instant a prédominé lors des cessions d’enregistrement. Un état particulier qui demande une attention permanente même au moment des pauses. Chaque moment est créatif, même un repas improvisé en pleine nature devant le studio de Tours face à une magnifique tablée couverte de fromages et de charcuteries.
Les membres du groupe sont alors prêts à capter tout ce qui passe afin d’enrichir encore le travail.
Certains titres voient le jour naturellement. Ils s’enrichissent au fil des enregistrements. Leur ligne est claire et très rapidement les musiciens s’intéressent à la manière d’éviter l'ennui dans le déroulement des morceaux. D’autres chansons ont plus de peine à naître. Et il est important de savoir s’arrêter lorsque le titre ne prend pas.
« Les chansons ne viennent pas toutes dans le temps comme ça. Nous avons des chansons en gestation depuis des mois voire des années. Parfois, plus tard, on colle des parties tentées il y a longtemps et ça fonctionne» dit Fred.
« Nuée Légère » par exemple fut l’un des titres qui ne voulaient pas naître sur « Strange ».
« Le seul moyen de se délivrer de la tentation est d'y céder ». Cette citation d’Oscar Wilde reprise dans la chanson titre de l’album résume bien l’esprit qui a régné lors de l’enregistrement de ce disque.
Rien de mieux, quand on est un des groupes pionniers du rock français, que de fêter ses quinze ans de carrière en LIVE ! C’est ce qu’a fait Astonvilla les 4 & 5 juin derniers au Brise-Glace d’Annecy devant un parterre de fans dont certains avaient spécialement fait le déplacement depuis les quatre coins de la France.

