AS Dragon
L'artiste

Fracassant le ciel de son groove tellurique, A.S Dragon immole, enflamme, punit, pardonne, guérit et délivre un rock'n'roll hybride teinté de soul autant que de pop électronique, avec une énergie dont celle-ci ne peut que rêver. Alliant ambition frimeuse et soul convulsive.

Le groupe A.S Dragon s’est d’abord signalé en accompagnant sur scène Bertrand Burgalat, ou encore Michel Houellebecq, avant de s’émanciper avec l’arrivée de sa chanteuse Natasha.

Va chercher la police

Oui, l’obsession et la culture pop avec le style. Car sans lui que serait la «touche française ? sans le «style». Comme, au hasard, une image de Gainsbourg chantant « Manon », Gitane au lèvres, regard en dessous et chemise blanche Renoma impeccable.

C’était tout cela, Tricatel. Derrière il y avait les gens d’A.S Dragon. Le groupe maison. Comme la Tamla Motown, les disques Stax, l’école Spector en avaient un. Oui, comme les grands d’hier. Dont la raison de vivre était de créer un son. Laisser une marque. Une vision.
Aujourd’hui, il y a Natasha. Natasha qu’on a vu partout. Portée par la foule ou torse nu, en perfecto usé ou coiffée mod, genre icône, quoi. Bien sur quand il y a une Natasha devant, c’est difficile de ne pas la remarquer. Surtout, quand pour ses débuts, elle ose sans barguigner se colleter avec Baudelaire ou Betty Davis.

A.S Dragon vient de sortir son deuxième L.P. Enfin, pourrait-on dire. Et c’est un disque de pop. Pop au sens ou vous voudrez l’entendre. Avec des chansons entre années soixante et quatre-vingt. En français, bien évidemment. Et sans guère d’équivalent dans le paysage local actuel. Oui, quatre vingt, puisque la rumeur y tient. Mais des eighties qui auraient troqué les boites à rythmes et les synthés cheap pour un groupe. Un vrai groupe, qui bourre comme on ne sait simplement plus le faire ; façon Vanilla Fudge, tiens ! Enregistré live ! Ou quasi. Avec les musiciens qui se regardent dans le blanc des yeux. AS Dragon, ce sont, bien sur, des guitares en ligne claire, des basses filles de la Tamla, des claviers louchant vers le Soft Machine ou le Bowie glam ,un batteur a l’anglaise – oui R.Wyatt ou Kenny Jones, ce genre là – mais c’est surtout, maintenant, des chansons.
Des chansons, disait-on? Quand on sait que Virginie Despentes a écrit trois textes, on évitera de s’inquiéter pour leur pertinence. Oui, ça parle. Et cela n’est plus guère si fréquent. Le premier single, «Comme je suis», est une pure bluette en colère. La French Touch commence ici.


Patrick Eudeline

Autres oeuvres
2
Va chercher la police

Oui, l’obsession et la culture pop avec le style. Car sans lui que serait la "touche française ? sans le "style". Comme, au hasard, une image de Gainsbourg chantant " Manon ", Gitane au lèvres, regard en dessous et chemise blanche Renoma impeccable. C’était tout cela, Tricatel. Derrière il y avait les gens d’A.S Dragon. Le groupe maison. Comme la Tamla Motown, les disques Stax, l’école Spector en avaient un. Oui, comme les grands d’hier. Dont la raison de vivre était de créer un son. Laisser une marque. Une vision. Aujourd’hui, il y a Natasha. Natasha qu’on a vu partout. Portée par la foule ou torse nu, en perfecto usé ou coiffée mod, genre icône, quoi. Bien sur quand il y a une Natasha devant, c’est difficile de ne pas la remarquer. Surtout, quand pour ses débuts, elle ose sans barguigner se colleter avec Baudelaire ou Betty Davis. A.S Dragon vient de sortir son deuxième L.P. Enfin, pourrait-on dire. Et c’est un disque de pop. Pop au sens ou vous voudrez l’entendre. Avec des chansons entre années soixante et quatre-vingt. En français, bien évidemment. Et sans guère d’équivalent dans le paysage local actuel. Oui, quatre vingt, puisque la rumeur y tient. Mais des eighties qui auraient troqué les boites à rythmes et les synthés cheap pour un groupe. Un vrai groupe, qui bourre comme on ne sait simplement plus le faire ; façon Vanilla Fudge, tiens ! Enregistré live ! Ou quasi. Avec les musiciens qui se regardent dans le blanc des yeux. AS Dragon, ce sont, bien sur, des guitares en ligne claire, des basses filles de la Tamla, des claviers louchant vers le Soft Machine ou le Bowie glam ,un batteur a l’anglaise – oui R.Wyatt ou Kenny Jones, ce genre là – mais c’est surtout, maintenant, des chansons. Des chansons, disait-on? Quand on sait que Virginie Despentes a écrit trois textes, on évitera de s’inquiéter pour leur pertinence. Oui, ça parle. Et cela n’est plus guère si fréquent. Le premier single, "Comme je suis", est une pure bluette en colère. La French Touch commence ici. Patrick Eudeline

Pour en savoir plus
L'album
Va chercher la police
Ref
 NV804811

1
 Morte
2
 Cher tueur
3
 Comme je suis…
4
 Alchifumiste…
5
 Seules à Paris…
6
 Corine…
7
 I wanna be your doll
8
 Plastic hooker
9
 Froide
10
 Naufrages de l'ombre
11
 Cloue moi au ciel
12
 Tell me
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