
A ses débuts, Alina Orlova interprète ses chansons seule au piano. Avec en tête des arrangements plus sophistiqués et ambitieux, elle invite, pour l’enregistrement de l’album, des musiciens talentueux qui ont à cœur d’ajouter de petites touches baroques à ses chansons : un violon, quelques percussions, un accordéon, une basse, des bidouillages. Batterie, piano et violon frappent de concert sur une Slepynes irrésistible, quand un accordéon et un violon lyrique font respirer le tube Vaiduokilai au rythme d’une polka russe. Le goût de la jeune femme pour le duo piano/voix reste toutefois entier et s’épanouit sur plusieurs morceaux bouleversants (Nesvarbu, Menulis, Vasaris).
Laukinis Suo Dingo parait d’abord en Lituanie, où il connaît un grand succès, qui ouvre les frontières à la jeune femme. On a notamment pu la croiser au festival Europavox de Clermont Ferrand. Aujourd’hui, c’est toute la France qui va pouvoir profiter de ce disque beau et lumineux. Laukinis Suo Dingo (“Chien Sauvage Errant”) doit son titre à un livre russe, petit manuel destiné à éclairer les enfants sur les amours adolescentes. Un programme respecté à la lettre par ce disque lyrique, émouvant et pétillant.

