24 hour party people
L'artiste

Michael Winterbottom, depuis le début de sa carrière s'est toujours passionné pour la musique en témoigne le titre de ses films, JUDE, WITH OR WITHOUT YOU et l'utilisation des bandes sons les plus branchées du moment. Curieusement l'approche de Winterbottom rejoint celle de Curtis Hanson sur 8 MILE : pas besoin d'un budget pharaonique pour filmer l'apogée et le déclin de la scène musicale de Manchester.

Ceux sont des gens simples et ordinaires qui ont générés les plus puissants genres musicaux. Winterbottom a décidé de se focaliser sur ses personnages plus attachants les uns que les autres et surtout sur celui de Tony Winston dont l'excentricité porte tout le film. Il utilise beaucoup d’anecdotes (un ingénieur de génie n'arrivant pas à trouver le bon son finira par envoyer le batteur jouer sur le toit de l'immeuble). C'est, sans doute, dans cette optique que le réalisateur de WELCOME TO SARAYEVO a choisi de filmer en caméra numérique.

Attention, cela ne veut pas dire un énième film avec une image tremblotante et des plus sales. Attention, Winterbottom a choisi Rubby Mullen, le cameraman attitré de Lars Von Triers, Wim Wenders ou encore Jim Jarmush ! Et plutôt que de se jouer des effets visuels créé par la new wave, une esthétique longtemps utilisé dans les clips de Depeche mode, Cure…ect, il va se concentrer avant tout sur les personnages. L’utilisation de la Dv va aussi permettre de mélanger des images d'archives. Ainsi l'une des toutes premières scènes nous montre les acteurs au fameux concert des Sex Pistols de 1976 !

Alors ne croyez pas que ce film soit exclusivement destiné à un public de trentenaire qui va se crêper à la Robert Smith le peu de cheveux qui leur reste et sortir leurs impers noirs de "Corbeau"… Si ceux qui ont connu cette époque de grande créativité musicale sortiront de la projection très nostalgique, les autres générations y verront une ode à la musique, une véritable fête, un ecstasy cinématographique (c’est légal et bien moins cher !). Car à l’image de la chanson des Blue Monday qui donne son titre au film, 24 HOUR PARTY PEOPLE est simple, efficace, très drôle et touchant. A voir et à écouter en boucle.

Autres oeuvres
1
24 hour party people (DVD)

24 HOUR PARTY PEOPLE (dans les tiroirs depuis un an malgré les excellents échos des chanceux qui ont pu le voir au festival de Cannes 2002 !) suit le personnage du génial Tony Wilson (interprété par le génial Steve Coogan) un présentateur à la télévision régionale qui va révolutionner la scène musicale de Manchester de 1976 à 1992. Tout d’abord parce qu’il va créé le label Factory (s'inspirant de la Factory New-yorkaise d'Andy Warhol) qui permet, entre autre, l’émergence du mythique groupe Joy Division. Quand le chanteur Ian Curtis (incarné par un Sean Harris totalement possédé) se pend c'est le déclin de cet empire. Mais le film ne s’arrête pas là. Sa deuxième partie suit Tony Wilson à la tête de la boîte La Hacienda et montre au milieu des années 80, le renouveau de la scène musicale de Manchester et l'émergence de la culture "house" avec les déjantés Happy Mondays (des voyous qui passent leur temps à encenser la drogue et le sexe ; une chose est sûre sans eux, les rave party n’auraient jamais existé). Matthieu Perrin

Clips & Lives
1
  • Extrait du film
1 item
Media
24 hour party people (DVD)
Ref
 NS91519
Découvrez autrement
vos artistes préférés
Ce qu'il fabrique
Empty
Get Flash player
Chargement en cours...